Un élevage et des cultures bio près des captages d’eau potable

0

L’Agglomération du Pays de Dreux a fait l’acquisition de 37,3 hectares de terres à Vert-en-Drouais afin de promouvoir une agriculture respectueuse de l’environnement. Deux exploitations s’y sont installées. Les premières vaches sont arrivées le 16 novembre dernier.

Des prés d’herbe verte à perte de vue coincés entre la rivière Avre et les captages d’eau potable de Paris et de l’Agglomération du Pays de Dreux. Ce site, reconnu prioritaire lors du Grenelle de l’Environnement, abrite depuis quelques semaines un troupeau de jeunes bovins en élevage bio. « Après des débats qui n’ont pas été faciles, l’Agglo a fait un choix très politique qui a coûté 590.000€, subventionné à 70% par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, la Région Centre-Val de Loire et Eau de Paris. Une fois les terrains achetés, il fallait trouver le moyen de les valoriser. L’historique du projet remonte en 2008 lorsque la Chambre d’agriculture d’Eure-et-Loir a identifié la zone comme vulnérable. En 2012, une étude des sols identifie des zones de culture possible. En 2014, l’Agglomération réalise un premier achat foncier de 14,77 ha. En décembre 2014, un appel à candidature est lancé et en février 2015, deux porteurs de projets sont sélectionnés par un jury. Fin 2015, l’Agglomération réalise le second achat foncier de 22,53 ha. Début 2016, les baux sont signés, l’installation des porteurs de projets a pu commencer », détaille Alain Fillon, vice-président de l’Agglomération en charge de l’eau. Le premier projet mis sur les rails concerne six hectares attribués à Delphine Gastelais. « Une enfant de Vert-en-Drouais qui a commencé une activité de maraîchage bio. Elle vend ses produits directement à la ferme. Son activité se développe bien », précise Evelyne Delaplace, maire de Vert-en-Drouais. Les frères Julien et Tristan Lesniak ont opté pour un élevage de vaches de race Bretonne Pie-Noir qui bénéficie d’un plan de sauvegarde depuis 1976. « C’est une race qui possède une double aptitude viande et lait, parfaitement adaptée au secteur grâce à son petit gabarit et sa rusticité », expliquent les éleveurs. Spécialisés dans le foin, les frères Lesniak, installés à Chataincourt, ont saisi l’opportunité de se lancer dans l’élevage bio par goût. « Nous aimons les vaches depuis que nous sommes petits. Nous avons toujours rêvé d’avoir un troupeau », expliquent les deux frères tournés vers la qualité de leur production et les circuits courts. Les vaches seront élevées pour leur viande qui sera vendue via les AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne). Julien et Tristan Lesniak se sont engagés à respecter le cahier des charges de l’élevage biologique. Le troupeau compte aujourd’hui six animaux et à terme 14 vaches sont attendues. « Nous resterons dans le cadre d’un petit élevage, nous ne dépasserons pas les 30 têtes de bétail », indiquaient les éleveurs. Afin de leur aménager un espace confortable, les éleveurs ont construit un hangar où est stockée la paille. Les vaches peuvent s’y abriter. Pour préserver les berges de la rivière, le SIVA (Syndicat Intercommunal de la Vallée d’Avre) installe des clôtures et des abreuvoirs.

 

A.D.-P.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire
Veuillez entrer votre nom ici