Johan Papillon se spécialise dans la permaculture

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Johan Papillon effectue une reconversion professionnelle tout en restant proche de la nature. L’ancien instructeur équin se lance dans la production maraichère en permaculture à Sainte-Gemme-Moronval.

« Cette méthode de culture est née dans les années 1970, en Australie. On part du principe que la nature n’a pas besoin de nous pour pousser. Il n’y a pas de travail du sol, on ne détruit pas la microbiologie présente dans la couche superficielle du sol, ce qui permet à la plante de se développer », explique Johan Papillon. Sur un terrain d’un hectare et demi, prêté par sa famille, le permaculteur va occuper un demi-hectare en culture et laisser l’hectare restant à sa jument Opale du Moulin. Un cheval de trait breton initié au travail agricole et au débardage mais aussi aux promenades en calèche, deuxième activité professionnelle de son propriétaire. Les semences commencent la semaine prochaine pour les légumes : salades d’été, concombres, tomates, haricots et courges. « 53 variétés de légumes seront produites jusqu’en novembre et quelques petits fruits comme les physalis, les morelles et les kiwanos (genre de kiwi) . Après, ce sera le tour des choux et des légumes d’hiver », explique Johan Papillon qui n’utilisera que des semences paysannes et reproductibles qu’il se procure par le biais d’associations d’échanges et de sauvegarde de la biodiversité. Dans quelques jours, le sol du lieu de production sera recouvert d’une couche de paille d’une trentaine de centimètres. Quelques semaines plus tard, quand la moitié de cette couche sera décomposée, le sol sera prêt à accueillir les premières plantations, sorties de la serre dans laquelle elles auront été semées dans des pots à l’abri des intempéries. « Dans la nature, 70% des plantes sont comestibles. On travaille en associant aux plantes, les orties qui contribuent à leur bonne santé. Les tomates et les carottes seront voisines, les carottes vont aider les plans de tomates à mieux se développer. Ces associations permettent d’avoir moins de maladies dans les cultures et de les densifier. Il n’y a pas d’espaces vides. La production en permaculture c’est 5 à 10 fois plus qu’en culture conventionnelle. Il n’y a pas de temps morts entre deux cultures, dès qu’une plante est terminée, on en remet une autre. On cultive aussi beaucoup en hauteur », indique Johan Papillon. « Le fait de pailler le sol empêche les mauvaises herbes de pousser, elles se décomposent et servent de nutriments aux autres plantes. J’ai découvert l’agroécologie, il y a 20 ans, avec un apiculteur qui suit les techniques de Pierre Rabhi, précurseur en la matière. Je reviens à mes fondamentaux. Le but de la permaculture est de rapprocher la culture bio de la culture écologique », conclut Johan Papillon .

Annie Duval-Petrix

Vente à partir de juin, rue du Fond de l’Eure à Sainte-Gemme-Moronval.
Tel : 06.18.82.49.43.
Promenade en calèche 16€ de l’heure.

Facebook : lescalechesduborddeleure

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