L’Agglomération du Pays de Dreux rejette le plan régional de gestion des déchets

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Lors d’un débat animé, lundi 24 septembre, le conseil communautaire a fini par rejeter le projet du plan régional de gestion des déchets.

La séance du Conseil communautaire de l’Agglomération du Pays de Dreux, qui s’est réuni lundi 24 septembre à Vert-en-Drouais, a débattu de plusieurs délibérations parmi lesquelles se trouvait celle concernant l’avis à donner sur le projet de plan régional de prévention et de gestion des déchets. C’est Dominique Marie, maire d’Ormoy et vice-président chargé de la collecte et la valorisation des déchets au sein de l’agglomération, qui en était le rapporteur.

« Concernant les biodéchets, le plan régional de prévention et de gestion des déchets dit, qu’en 2025, dans le cadre de la loi sur la transition énergétique, l’intégralité des biodéchets doit être triée à la source. Ce qui nous oblige à trier 100% des biodéchets. Mais cela est très difficile à mettre en place car les territoires ne sont pas les mêmes entre l’urbain et le rural », souligne l’élu. Selon lui, la présentation générale de ce plan paraît peu pragmatique. « Pour les déchets amiantés, les organismes spécialisés, telle que la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), nous conseillent de ne pas y toucher car trop dangereux et trop compliqué à gérer. Ainsi, les habitants ne pourront plus les porter dans les déchetteries mais devront faire appel à des entreprises spécialisées pour les traiter. » Dominique Marie, dans une longue lecture de ce plan, a rappelé que, selon ce plan régional, la valorisation des encombrants doit passer à 100% par des plateformes spécialisées. « Je vous demande de refuser cet objectif qui est également très difficile à atteindre. » A cette proposition, Valentino Gambuto, élu de l’opposition de gauche, a rétorqué : « La planète est dans une situation préoccupante. Forcément, cela oblige les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités. C’est pour cette raison que le Conseil régional donne une orientation et c’est à nous de faire en sorte que l’amiante et les déchets dangereux ne continuent pas de se balader partout. Avant, l’Agglo nous donnait un certain nombre de sacs pour ramasser les déchets verts et aujourd’hui, on nous demande de les acheter. C’est contraignant de respecter la nature, cela va coûter de l’argent et c’est sûr que cela devra être répercuté quelque part mais il faut le faire. » Daniel Frard, maire de Vernouillet a ajouté : « J’ai participé aux mêmes réunions que Dominique Marie, en tant que président départemental du syndicat des ordures ménagères. Le plan régional donne des horizons d’une quinzaine d’années et la difficulté n’est pas de regarder les objectifs par rapport à la réalité d’aujourd’hui. Il y a des objectifs fixés par la loi et on ne peut pas demander à la région de les effacer. On ne peut pas donner un avis défavorable tout en demandant à la région de négocier. » Damien Stepho, adjoint au maire de Vernouillet, a demandé à ce que l’agglomération s’engage à hauteur de ses moyens : « sur le dossier des déchets, nous sommes bien en avance par rapport à d’autres et par rapport à il y a quelques années. » A quoi Dominique Marie a répondu : « On doit consacrer 3% de notre budget du traitement des déchets à cela, ce qui représente plus de 500.000 € par an. Gérard Hamel, président de l’Agglo du Pays de Dreux a insisté sur le fait qu’il ne faut pas « accepter tout ce que nous impose l’Etat sans réagir tout en pensant à l’environnement ». Au moment du vote, le plan régional de prévention et de gestion des déchets a été rejeté par 8 voix contre six abstentions.

Annie Duval-Petrix

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