L’orgue de la Chapelle Royale a retrouvé sa place

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Il a retrouvé son ton d’origine, fort et chaleureux. L’orgue de la Chapelle Royale, conçu en 1845 par le célèbre facteur d’orgue Aristide Cavaillé-Coll, vient de subir un relevage. Un grand nettoyage réalisé par Pierre et Oscar Maciet.

Le silence est tout à coup rompu par une cascade de sons légers et espacés, puis la respiration se fait plus forte, l’air s’engouffre dans les tuyaux, les gosiers s’actionnent, la puissance du son retentit dans la chapelle. L’orgue a retrouvé toute sa puissance, avec, au clavier Jean d’Albi, organiste principal de la Chapelle Royale de Dreux. En présence du prince Jean d’Orléans, Jean-Louis Sureau, secrétaire général de la Fondation Saint-Louis, Thierry Petit, régisseur du domaine, et Irène Jourd’heuil, conservatrice des monuments historiques à la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), l’organiste a fait ressortir le travail réalisé par Pierre Maciet et son fils Oscar, facteurs d’orgues installés à Montainville dans les Yvelines. « Nous avons procédé à un relevage. C’est un grand nettoyage qui consiste à démonter la plupart des 1.155 tuyaux en étain plomb ou étoffe (mélange de plomb et d’étain), à dépoussiérer, réviser la mécanique, réparer les gosiers et effectuer différents réglages avant de remettre en place et de vérifier l’harmonie », expliquait Pierre Maciet qui connaît parfaitement l’orgue de la Chapelle Royale pour avoir travaillé dessus dans ses jeunes années avec son père Adrien. C’est avec son fils Oscar qu’il veille désormais sur l’instrument drouais. « Aucuns travaux n’avaient été réalisés sur cet instrument depuis les années 80 », rappelait Thierry Semenoux, technicien conseil auprès des monuments historiques, qui a suivi avec intérêt ceux réalisés par le facteur d’orgue. « L’idéal serait d’organiser des concerts car, plus un orgue est utilisé, mieux il se porte », ajoutait le technicien. « Les travaux de relevage de l’orgue ont coûté 35.000€, financés par la Fondation Saint-Louis et l’Etat », indiquait Jean-Louis Sureau. L’orgue n’est pas le seul trésor que recèle la Chapelle Royale. Outre ses superbes gisants et vitraux, il existe dans la sacristie une collection d’habits liturgiques et de missels du XIXème siècle, brodés de fils d’or que Jean-Louis Sureau et Thierry Petit aimeraient sortir de leurs placards pour permettre au plus grand nombre de les admirer. Une idée d’exposition accueillie avec intérêt par Irène Jourd’heuil.

 

A.D.-P.

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