Marcel Le Cars prend sa retraite après 40 ans au syndicat des non-sédentaires

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Marcel Le Cars, figure légendaire des marchés du drouais et du département met fin à son mandat de président. Reconnu jusqu’aux instances nationales, le drouais a su défendre les droits des commerçants non sédentaires.

« Je rends mon tablier et je suis bien content de le faire ». L’œil vif, la voix claire, l’homme possède la toison blanche des sages. Une toison blanchie sous le harnais par des décennies de durs labeurs et de combats syndicaux au service des commerçants non-sédentaires. Marcel Le Cars ne mâche pas ses mots, la langue de bois il ne connaît pas. « Depuis 3 ou 4 ans je voulais prendre ma retraite de syndicaliste, mais je ne voulais pas laisser tomber les commerçants des marchés. Je les connais tous depuis longtemps et pour certains, j’ai connu leurs parents », explique Marcel. Sa carrière a commencé à l’âge de 14 ans à la BCM de Marsauceux. A 74 ans, il n’a jamais rien lâché malgré les aléas de la vie. Le p’tit gars qui voulait être boulanger a été placé comme apprenti boucher, puis employé à la boucherie Morsalline dans la Grande-rue dont il devient propriétaire quelques années plus tard avant de la revendre à Claude Dumont. Quelques années, éleveur de bovins, puis l’accident ! Une confrontation violente avec un taureau le laisse pour mort. Un an de stand-by avant d’envisager de revenir sur les marchés avec son épouse vendre des champignons puis des légumes. Il y a une vingtaine d’année, l’homme prend une retraite bien méritée de commerçant mais pas de syndicaliste. « Les marchés, c’est une grande famille. Les marchés drouais sont les plus forts marchés d’Eure-et-Loir. Nous avons en centre-ville 10.000 m2 de vente. Il faut aider les commerçants, les écouter, faire vivre les marchés ne pas les laisser crever, explique Marcel. Aujourd’hui, on ne peut plus défendre personne. Avant, dans tous les litiges, il y avait moyen de discuter. On dit que les jeunes ne veulent pas travailler, mais on ne leur en donne pas les moyens. On croule sous les normes européennes ». L’aventure syndicale a commencé à la chambre du commerce du temps où Gérard Hamel y était vice-président : « j’ai fait deux mandats. On m’a appelé à Chartres où j’ai été vice-président du syndicat des non-sédentaires avec Denise Darmigny, puis j’ai rouvert le syndicat drouais, ça a duré 40 ans », se souvient Marcel Le Cars. Qui n’a jamais lésiné sur la négociation que ce soit auprès de la mairie, des administrations et même du tribunal. Président d’honneur du syndicat, écouté et respecté dans les instances nationales, Marcel Le Cars part avec le sentiment du travail bien fait mais regrette la conjoncture actuelle cruelle pour les commerces des centres-villes.
A.D.-P.

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