Mon Devos à moi au profit de la transplantation d’organes

0

Le comédien Michel Jeffrault s’engage au profit de la transplantation. « Sans une greffe du foie je serais mort ». Plein de vie, d’humour et avec sa gouaille habituelle, le comédien sera sur scène le 17 novembre à l’Atelier à Spectacle.

Cinquante et une semaines, jour pour jour, après sa greffe du foie, Michel Jeffrault sera sur la scène Vernolitaine pour y donner son spectacle Mon Devos à moi. « Le spectacle est organisé par le Lions Club Dreux Doyen de Dreux, présidé par Jean-Luc Hudebine, avec la ville de Dreux qui a inclu le spectacle dans sa programmation et Prométhée Production, mon producteur. L’ensemble des fonds de cette soirée sera reversé au profit de la transplantation d’organes et de la recherche hépatique du professeur Olivier Scatton », indique Michel Jeffrault. Chaque année, de nombreux patients meurent par manque d’organes. Le professeur Olivier Scatton est en train de mettre au point, avec l’aide d’ingénieurs du Centre de Compiègne, une machine qui  »réparerait » des foies abîmés pour en faire des greffons. Ces recherches représentent un grand espoir pour les malades. « Sans une greffe du foie je serais mort », explique le comédien. « Tout est arrivé très vite, un jour de janvier 2016, j’ai rencontré mon ami le radiologue Guy Tinlot qui m’a demandé comment j’allais. Je lui ai répondu c’est pas terrible, j’urine noir et de l’autre côté c’est pas mieux ! « Va immédiatement consulter », m’a-t-il dit. Quelques échographies et scanners plus tard, le cancer était diagnostiqué et je me retrouvais dans le service de gastro-entérologue de l’hôpital de Dreux aux bons soins du docteur Alexis Bezet alors que Franck Capillery me remplaçait sur scène. Une tumeur de 7 cm s’était installée au fil du temps, un effet dévastateur dû à la graisse, au fer et à l’alcool. Devant l’étendue des dégâts, le gastro-entérologue drouais m’a adressé au service du professeur Olivier Scatton à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris. La tumeur mal placée était inopérable, et les traitements inefficaces. Le seul recours était la greffe. J’ai eu beaucoup de chance car à quelques semaines près, il aurait été trop tard. On ne greffe plus les foies au-delà de 68 ans. Mais si on est inscrit avant, on y a droit quand-même », ironise Michel Jeffrault. « La nouvelle est tombée un soir à 23 heures. L’infirmière nous a appelé pour nous dire qu’ils avaient un greffon, qu’il fallait se rendre à l’hôpital pour le lendemain 9 heures. La coordination était impressionnante, la machine était en marche, je me suis dit, on verra si c’est l’heure ou pas ?», se souvient le comédien » Il a confié son corps à la médecine. « Dans ces cas-là, le malade ne réagit pas comme son entourage, il est tout entier dans son combat contre la maladie alors que les proche vivent dans l’angoisse et l’épuisement des voyages au quotidien », explique Chantal, son épouse. Pour l’heure Jeff se concentre sur son prochain spectacle et sa quarantième saison théâtrale avec une tournée en France, en Belgique et en Suisse où il donnera une comédie surprise.

A.D.-P.

Mon Devos à moi, vendredi 17 novembre à 20h30 à l’Atelier à spectacle. Tarif 21€.

Renseignements. Tel : 06.11.56.50.26.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire
Veuillez entrer votre nom ici