La première pierre de la résidence Pierre July est posée

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La future résidence Pierre July est enfin sur les rails. Face à la gare, elle s’ajoute aux nombreux projets de transformation du Pôle gare.

Après de nombreux retards, le chantier de la résidence Pierre July démarre. « Enfin ! Nous y voilà. Je suis un homme pressé parce que tout simplement il y a des besoins. Le temps politique n’est pas celui du temps économique et surtout pas celui du temps administratif. Si nous ne mettons pas la pression, les choses se déroulent gentiment, on y arrive toujours, le tout est de savoir quand », remarquait Gérard Hamel, maire de Dreux, à l’occasion de la pose de la première pierre de la résidence Pierre July, le 18 septembre dernier. En compagnie d’André Desrosiers et de sa fille Alexandra, directrice générale de l’entreprise BDM, le maire a rappelé les difficultés rencontrées pour la mise en œuvre de ce projet de 5 millions d’euros. « Investir à Dreux, ce n’est jamais sans risque. Tout investissement immobilier dépend de la conjoncture. Aujourd’hui, nous avons un partenariat avec BDM et la Maison de l’Habitat », poursuivait l’élu. Quarante-six logements avec parking sous-terrain, dont la commercialisation est bien avancée, seront disponibles d’ici 2020. « Neuf logements de la résidence ont été acquis par l’office Habitat drouais. Ils seront destinés aux internes de l’hôpital. On souffre de désertification médicale, nous faisons tout pour que ces internes qui viennent à l’hôpital de Dreux puissent trouver des conditions d’accueil idéales. Les appartements sont essentiellement des deux pièces, certains seront meublés », expliquait Gérard Hamel. L’opération d’achat, de dépollution et de démolition a été portée par la ville avec un investissement de 500.000€. « C’est normal, ce projet ne pourrait pas être réalisé s’il n’était pas subventionné par la municipalité comme la plupart des opérations du centre-ville ». Le chantier sera sous haute surveillance : « Tous les matins en me levant, je verrais si la grue est là. J’aurai un œil attentif sur le chantier », lâchait le maire avant de demander un planning, pour ma municipalité comme pour les acquéreurs qui ont besoin de savoir à quelle date ils pourront prendre possession de leurs logements. « La commercialisation est déjà bien avancée mais des personnes n’achètent pas sur plan. A partir du moment où l’immeuble sortira de terre vous bouclerez très rapidement la commercialisation », assurait le maire. « Ce chantier particulier a connu bien des aléas. Des difficultés avec un promoteur qui avait déposé un permis de construire, puis avec un occupant qui avait du mal à quitter les lieux », expliquait André Desrosiers. « J’étais venu il y a une dizaine d’années, je n’avais fait que passer. J’ai rencontré le maire et toute l’équipe, nous avons commencé à travailler sur le projet de l’Usine à loisirs, puis le maire m’a proposé ce programme. Il fallait être motivé pour sortir ce projet mais c’est un des endroits privilégiés de la ville pour le réaliser », concluait le promoteur.

Qui était Pierre July ?

Pierre July était un homme politique français. Il vivait au 33, boulevard Louis Terrier, là où habite actuellement Gérard Hamel. Le nom de Pierre July a été choisi tout naturellement pour une résidence qui se situe place des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) puisqu’il a été chef de la résistance dans le Drouais avec Maurice Clavel qui avait été chargé par le général de Gaulle de s’occuper des FFI en Eure-et-Loir. Torturé par les Allemands en 1944, puis déporté à Buchenwald, il réussit à s’évader à son arrivée en Allemagne. Après la guerre, l’ancien avocat rachète le journal l’Echo Républicain. Il sera député d’Eure-et-Loir, de 1945 à 1958. Il est décédé le 7 août 1982.

Annie Duval-Petrix

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