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Dreux (28100)

Les présidents du G6 réunis à Dreux pour coordonner leurs actions

Afin de renforcer leur coopération interdépartementale, les présidents des six départements de la Région Centre-Val de Loire ont décidé de se réunir deux fois par an. L’occasion d’améliorer l’efficacité de l’action publique et garantir une cohérence des réseaux.

Les présidents des six départements de la Région réunis au Domaine royal de Dreux. - © Annie DUVAL-PÉTRIX
Par Annie DUVAL-PÉTRIX - Le 09 juin 2026

C’est la première fois que les présidents des six départements de la Région Centre-Val de Loire se réunissent à Dreux, dans le Domaine royale de la ville. Autour de Christophe Le Dorven, président d’Eure-et-Loir, se sont réunis Philippe Gouet, président du Loir-et-Cher, Marc Gaudet, président du Loiret, Nadège Arnault, présidente de l’Indre-et-Loire, Marc Fleuret, président de l’Indre, et Jacques Fleury, président du Cher. « C’est l’occasion pour nous de comparer nos politiques et travailler sur des dossiers concrets. Nous avons signé, comme d’habitude, deux courriers adressés au Premier ministre sur le projet de Loi consacré à l’allocation de solidarité unifiée et l’autre courrier pour l’alerter sur la situation des postes des agents d’État mis à la disposition du gouvernement pour les archives départementales », a détaillé Christophe Le Dorven. Le président eurélien ne souhaite pas que les dérapages financiers de l’État se fassent au détriment des départements.

Les présidents du G6 ont passé en revue leur volonté d’optimiser leurs ressources dans un contexte financier contraint. Nadège Arnault est revenue sur l’incertitude des ressources des départements : « Pour la préparation de nos budgets de 2027, nous sommes en attente de la loi de finances pour savoir s’il y aura à nouveau un fonds de sauvegarde, quelle sera la participation des collectivités à la résorption du déficit du budget général. Il y a aussi les difficultés et les économies qui vont impacter certains départements, ce qui pourraient les amener à des points de rupture. Si en 2023, 2024 et 2025, nous avons pu faire des économies et parfois arrêter certaines politiques, aujourd’hui, des décisions plus importantes pourraient toucher nos populations les plus fragiles. Nous ne le souhaitons pas ! »

Et le président du Loiret est revenu sur le Dilico (Dispositif de lissage conjoncturel), ce nouveau prélèvement, introduit dans la loi de finances 2025, vise à faire participer les collectivités territoriales au désendettement de l’État. « On n’a pas le droit de présenter un budget déséquilibré et l’État nous demande de participer au désendettement en effectuant des prélèvements sur nos propres ressources. Le budget du Loiret a été voté à 826 millions d’euros, en 2024, et à 799 millions d’euros et à 765 millions d’euros. Ce sont des réductions que l’on sait faire mais cette souplesse et cette baisse se fait au prix d’efforts considérables. » Dans le même sens, Christophe Le Dorven a précisé qu’il n’existe pas un seul département en France qui n’est pas attentif à son avenir budgétaire.

Concernant le projet de loi sur l’allocation sociale de solidarité unifiée, Marc Fleuret, président du département de l’Indre a souligné que : « nous craignons le rabotage de la prime d’activité au profit de cette nouvelle allocation qui pénaliserait les gens qui travaillent mais qui n’ont pas d’APL pour les aider. Un autre point important pour nous est celui de qui décide paie ! Dans la pratique, ce sont nous qui payons mais nous ne décidons de rien. »

Au sujet de la revalorisation du RSA en mars avec application dès le mois d’avril, Christophe Le Dorven a rappelé que cela coûte 6 millions d’euros supplémentaires au budget du département sans aucune ressources supplémentaires pour y faire face. « Il faut que l’État cesse de charger la mule du social sur les collectivités. »

Au sujet de la problématique démographique en Centre-Val de Loire, Philippe Gouet a rappelé les difficultés pour les entreprises de trouver de la main-d’œuvre. « Deux habitants sur cinq ont 65 ans et plus. En 2045, ce sera trois habitants sur cinq. Un tiers de la population active du Loiret fera valoir son droit à la retraite. Il est donc nécessaire de promouvoir nos départements pour renforcer leur attractivité et accentuer la recherche des talents sans oublier l’installation des professionnels de santé. » Et pour répondre à la perte d’habitants sur les territoires, le président du Loiret souhaite développer le marketing territorial autour de la thématique de la santé.

Sur le sujet de l’attractivité économique, Christophe Le Dorven a rappelé le beau succès de l’agence de tourisme en Eure-et-Loir grâce au travail de sa présidente Christelle Minard : « Nous nous sommes posé la question d’avoir une agence d’attractivité et transformer L’Eure-et-Loir tourisme en agence d’attractivité plus large. Bien sûr que c’est cette voie que nous avons choisie. Dans quelques mois, l’assemblée générale de la structure adoptera cette nouvelle forme. »

Concernant la sécurité routière, le G6 veut préparer une campagne de sensibilisation des habitants en développant l’opération Je roule pour la vie, lancée par le préfet d’Eure-et-Loir, Hervé Jonathan. Au sujet de l’intelligence artificielle, les présidents des départements souhaitent travailler ensemble pour mettre en place une stratégie numérique efficace sur ce terrain.

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