Des vaches Angus dans les prés de Germainville

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Fabien Perrot a repris l’exploitation agricole de ses parents, Françoise et Dominique Perrot, en juillet 2018. Il décide de transformer la ferme céréalière en exploitation tournée vers l’élevage de vaches Angus et la culture bio.

On a fini par s’y habituer mais cela manque dans nos campagnes. Quelques troupeaux, de-ci de-là, de charolaises ou de Blondes d’Aquitaine mais le spectacle bucolique des vaches qui paissent dans les prés a quasiment disparu. Fabien Perrot en a décidé autrement en se lançant dans l’élevage de la vache Angus. Dans les prés bio qui jouxtent la ferme d’Orvilliers, des silhouettes massives et sombres apparaissent dans le paysage, elles sont là, placides, occupées à se nourrir ou à veiller sur leur progéniture. « C’est la période des vêlages. Nous avons déjà six naissances, deux aujourd’hui, d’autres vont arriver. Les 16 premières vaches Angus du troupeau vont mettre bas. D’ici quelques semaines, une dizaine de vaches supplémentaires arriveront, en attendant la quinzaine de bœufs âgés de 18 mois », explique Fabien Perrot qui surveille les opérations en compagnie de son père. La vache Angus est une race rustique d’origine écossaise. Elle est résistante, facilement adaptable, peu exigeante. Elle supporte les hivers humides comme la chaleur en été. Les femelles vêlent facilement, en partie grâce à la petite taille des veaux et ont de bonnes aptitudes maternelles. « Nos vaches ne mangent que de l’herbe et des fourrages de l’exploitation. Elles sont élevées à 100% en pâturages », indique l’éleveur. L’élevage de vaches Angus débouchera l’an prochain sur la vente de viande de bœuf à la ferme et dans les magasins locaux. Les veaux nés sur l’exploitation viendront grandir le troupeau. « La viande Angus est une viande persillée et savoureuse. Elle sera vendue sous-vide après une maturation de trois à quatre semaines, pour accentuer ses qualités gustatives ». Fabien Perrot exploite 260 hectares de cultures, actuellement en conversion en Agriculture biologique. L’an prochain, il proposera de la viande de bœuf Angus mais la gamme va s’étoffer peu à peu avec des légumes de plein champ ainsi que des produits tels que du quinoa, des lentilles ou des haricots secs.

Annie Duval-Petrix

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