Les professionnels de santé ouvrent le dialogue

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Les professionnels de santé libéraux et hospitaliers se penchent sur la nouvelle réforme Ma santé 2022 annoncée par le gouvernement. De nombreux constats et quelques pistes ont été avancées pour une meilleure coopération.

La rencontre avait lieu dans l’une des salles du CinéCentre. Médecins, chirurgiens et infirmiers, plus d’une centaine de soignants avaient répondu à l’appel de Hugo Montamat, directeur de l’hôpital Victor Jousselin et du docteur Véronique Julié, présidente de la commission médicale d’établissement, pour participer à une conférence-débat portant sur les impacts potentiels de la future réforme Ma santé 2022 sur le territoire drouais. Gérard Hamel, maire de Dreux et président du conseil de surveillance, assistait à la rencontre en compagnie de Wassim Kamel, sous-préfet de l’arrondissement de Dreux. « Le système de santé est devenu inadapté. Il ne répond plus aux attentes des patients et nourrit le mécontentement des professionnels. Il est historiquement marqué par de profondes rigidités d’organisation et confronté à des tensions financières croissantes », indiquait le docteur Pierre Lesteven, responsable du département d’information médicale et animateur de la manifestation. Ma santé 2022 évoque trois engagements prioritaires : placer le patient au cœur du système, organiser l’articulation entre médecine de ville et hôpital et repenser les métiers et la formation des professionnels de santé. Des travaux préparatoires à la loi sont engagés sur une dizaine de chantiers (structuration territoriale des soins, gradation des soins et évolution des groupements hospitaliers de territoires, régulation et soins non programmés, fin du numérus clausus ou encore financements et tarifications). Le docteur Pierre Lesteven a ensuite détaillé les dix mesures phares de la réforme et abordé la refonte des financements et leurs impacts. Les échanges se sont ensuite succédés entre participants faisant ressortir un besoin de communication entre les médecins de ville et les praticiens hospitaliers. Un premier pas a été franchi avec l’édition d’une liste de numéros de téléphones directs destinée aux médecins de ville pour joindre plus facilement leurs homologues hospitaliers. Même si chacun y aspire, la simplification du parcours du patient est loin d’être acquise sur un territoire réputé pour être un désert médical où le seul recours en cas de besoin sont les urgences. L’ambiance est à la prudence et à la retenue malgré le désir affirmé d’Hugo Montamat d’apporter de la souplesse et d’ouvrir à la communication dans un hôpital à peine sorti d’une crise gravissime de plusieurs années.

Annie Duval-Petrix

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