La miroiterie Mouton-Esmard maîtrise l’art et la haute technologie

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Du diamant ancestral au robot haute précision, la miroiterie Mouton-Esmard maîtrise toutes les technologies de transformation du verre pour réaliser miroirs, meubles, crédences, murs de salles de bains ou décors sophistiqués à destination des particuliers et des artisans.

C’est l’histoire d’une entreprise française qui s’inscrit dans le temps. Elle fêtera ses 100 ans l’année prochaine. Créée en 1920, passage Turquetil à Paris par monsieur Mouton et madame Esmard, la société a été reprise en 1957 par Edmond Hayat et Madame Poirot. L’entreprise prends de l’ampleur et se délocalise à Saint-Lubin-des-Joncherets en Eure-et-Loir en 1968. En 1987, Norbert Hayat prend la succession de son père jusqu’en 2017 où il cède son entreprise à Daniel et Stéphanie Béquet. « J’ai repris l’entreprise avec 7 collaborateurs, nous sommes 22 actuellement, mon épouse se charge de l’administratif », explique Daniel Béquet. Le développement de l’entreprise est passé par de très gros investissements, machines-outils et robots haute technologie ont fait leur entrée dans l’atelier. En augmentant la production, on a multiplié les savoir-faire et amélioré le confort des techniciens. La technique n’est rien sans la vigilance, le goût du travail bien fait et le respect apporté à ce matériau, à la fois fragile et résistant, parfaitement adapté à notre époque. Au savoir-faire s’allie la rapidité d’exécution. « Nous sommes à même de remplacer une vitrine du jour au lendemain. Nous avons refait la vitrine du Fouquet’s à Paris et sommes en train de concevoir une cloche blindée pour abriter la maquette de l’Arc de Triomphe cassée lors des manifestations des gilets jaunes », indique le chef d’entreprise. Le verre offre de nombreuses possibilités. Outre les vitrines, double vitrage des fenêtres que tout le monde connaît, on peut utiliser le verre pour créer des aménagements intérieurs très contemporains. Des crédences de cuisines du plus bel effet dans une palette de couleurs considérable, en mat ou en brillant. Des murs de douche parfaitement étanches traités anti calcaire, des miroirs tactiles avec des motifs dépolis rétroéclairés dans le coloris de son choix. « Nous travaillons pour les particuliers et les artisans et assurons la pose à la demande », rappelle Daniel Béquet, spécialisé dans les meubles en verre et les vitrines de joailliers. Dans l’atelier voisinent des stocks de feuilles de verre gigantesques livrées par camion de chez Saint-Gobain au plus petit morceau de verre travaillé, coloré, rendu non tranchant, poli et sécurisé. Se trouvent également des frises aux motifs orientaux destinées à un grand restaurant parisien et des gardes corps élégants. Depuis peu, la navette qui relie Orly sud et Orly Ouest est ornée de 1.600 m2 de murs en verre laqué blancs tout droit sortis de la miroiterie Mouton-Esmard. « Nous sommes les seules dans la région à pouvoir fournir un travail de cette ampleur. On compte sept entreprises de ce type sur Paris et l’Ile-de-France », ajoute Daniel Béquet. Un métier passion, un savoir-faire à transmettre. Florent Béquet, 22 ans, programme avec dextérité le robot le plus sophistiqué de la maison avec l’enthousiasme et le dynamisme décontracté de la jeunesse.

Annie Duval-petrix

Miroiterie Mouton-Esmard 28350 Saint-Lubin-des-Joncherets. Tel : 02.32.58.14.45.

www.mouton-esmard.fr
contact@mouton-esmard.fr

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