Vie locale

Un nouveau parc en devenir aux Bâtes

Rédigé le 12/09/2019
Annie Duval-Petrix


Le parc des Bâtes, en friche depuis plus de 30 ans, est en pleine mutation. 300 arbres y seront plantés et de nombreux aménagements en feront un lieu de promenade « à l’égal des parcs parisiens », assure la municipalité.

« Il sera le parc le plus important de la ville. Le parc des Bâtes sera rebaptisé lors du prochain conseil municipal avec un nom que l’on souhaite en rapport avec les origines royales de la ville à l’image de la Chapelle Royale et du parc Marie-Amélie », annonçait Gérard Hamel, maire de Dreux, à l’occasion d’une visite de chantier sur ce qui était une friche depuis plus de 30 ans. Doté d’une vue imprenable, le site, surplombant la ville, fera une liaison douce entre la Chapelle Royale, le jardin médiéval du musée des vignerons et le parc Marie-Amélie. « Notre objectif, tout au long des mandats passés, n’était pas d’avoir un grand espace vert sur la ville mais d’en réaliser un dans chaque quartier comme à La Sablonnière, le square Alexandre Ier de Yougoslavie ou plus modeste comme le square de Todi ou celui de la République. Des endroits où les habitants se sentent en sécurité », poursuivait la maire. « Nous avons souhaité, pour réaliser ce parc, prendre l’avis de quelques associations comme Flora Gallica, l’AVERN (Association Vie Environnement Respect Nature) et la famille d’artistes sculpteurs Coignard. Une partie du site sera dédiée à la construction. Un projet avait été avancé avec les promoteurs Kaufman & Broad qui se sont retirés mais le projet subsiste. Il se fera avec eux ou d’autres promoteurs sur un programme un peu moins haut de gamme. Dans un même temps, nous avions décidé avec l’architecte Pierre-Antoine Bourcelet, chargé de projets au bureau d’études d’aménagement urbain, de valoriser ce parc dont les travaux ont commencé en mai et qui sera terminé en décembre prochain. « Les 14 hectares du parc sont divisés en trois parties : 3 hectares réservés à la biodiversité à laquelle on ne touche quasiment pas, 7 hectares de parc aménagé dont les travaux sont en cours et 4 hectares pour le lotissement », indiquait l’architecte. Un parking gratuit de 31 places, des allées serpentant entre les bosquets, des éclairages doux avec des spots orientables et lumière rasante sur le cheminement, une aire de jeux de 800 m2 pour les enfants, un parcours santé, avec des agrès et un escalier en gradins qui permettra l’accès au jardin médiéval. Le site abritera également un solarium avec des méridiennes mais aussi un jardin à la française avec un verger composé d’essences déjà existantes et d’autres moins connues, des cognassiers et des néfliers en plus de la vigne. Il y aura un bois pédagogique avec des explications sur la biodiversité dont nous avons préservé 90 % de l’existant. Un théâtre de verdure, un kiosque en fer forgé, un nid d’observation pour les enfants, des bancs et des points d’eau potable », détaillait Pierre-Antoine Bourcelet. 300 arbres seront plantés à l’automne. Le parc sera clos, surveillé et fermé la nuit. Le coût des travaux est de 2,5 millions, entretien inclus sur 5 ans. Ils ont été subventionnés à hauteur de 900 000 € par l’État et la Région Centre-Val de Loire. « C’est le cadeau de Noël aux Drouais », concluait Gérard Hamel.