Vie locale

Les anciennes usines de Navarre s’invitent au conseil communautaire


Le conseil communautaire du mardi 15 octobre a été largement consacré au rachat par l’EPN des anciennes usines de Navarre. Le président Guy Lefrand est longuement intervenu pour justifier la légalité de cette opération, mise en cause par l’opposition municipale qui avait demandé l’organisation d’une commission d’enquête sur ce dossier.

La question des usines de Navarre a occupé une bonne partie des débats. L’EPN est propriétaire des anciennes usines depuis mai 2019 et la délibération n°18 présentée mardi 15 octobre aux conseillers proposait de demander l’intervention de l’Établissement Public Foncier de Normandie (EPFN), pour assurer les opérations de démolition et de dépollution, dans le cadre du dispositif du fonds friches. Une délibération qui, assez paradoxalement a été votée à l’unanimité, alors que l’opposition multiplie les demandes d’explications sur ce dossier et sur l’acquisition par l’industriel Gilles Treuil, qui a acheté 2,5 hectares sur le site, dans des conditions qu’elle juge opaques. Timour Veyri, un conseiller d’opposition reprochant au président de l’EPN « de ne pas avoir préempté sur le terrain acheté par Gilles Treuil ». Guy Lefrand a longuement répondu à ses opposants. « Dans cette affaire, certains candidats ont eu comme unique projet de chercher une sorte de scandale financier. Des élus sont visés et vous êtes tous concernés par ces propos calomnieux. Depuis 15 ans, ce site est abandonné, pollué et dangereux.  Un liquidateur judiciaire a été nommé et le tribunal de commerce a pris la décision de vendre la majorité des terrains à l’EPN et une autre partie à un propriétaire privé. Les élus se sont prononcés sur ce sujet à 3 reprises et vous avez tous été informés », a détaillé le maire d’Évreux, ajoutant « que cette vente était légale et officielle, et conforme au Plan Local d’Urbanisme ». Pour mémoire, une fois dépollué, le site a vocation à accueillir un village d’artisans. Alain Nogarède, conseiller municipal, a préféré évoquer les riverains du site : « J’écoute ces polémiques et je me mets à la place de ceux qui habitent depuis 15 ans en face de ce site et ils en ont ras le bol. C’est le seul sujet qui m’intéresse et essayons d’aller vite » a-t-il lancé.



Louis Leprêtre
08/11/2019