Vie locale

Wassim Kamel appelé au ministère de l’Intérieur


Le sous-préfet de l’arrondissement de Dreux quitte un territoire qu’il a soutenu pendant quatre ans. Il est nommé sous-directeur de l’éducation routière et permis de conduire au ministère de l’Intérieur, à Paris.

C’est dans les salons de la préfecture, à Chartres, que Wassim Kamel a fait ses adieux à l’Eure-et-Loir en présence de nombreux invités, vendredi 25 octobre. « Nous y voilà. Vous êtes arrivés, cher Wassim Kamel, au jour de l’au revoir. Voici quatre ans, à quelques jours près, vous avez intégré le corps préfectoral d’Eure-et-Loir. Il était donc naturel que vous puissiez trouver d’autres aventures, relever d’autre défis. Il était juste que vous soyez reconnu pour vos talents », déclarait Sophie Brocas, préfète d’Eure-et-Loir. Elle a rappelé le brillant parcours d’un homme dont l’éducation a été le fil rouge de sa vie. Facteur auxiliaire à Drancy en 1981, il devient animateur en 1985 à Paris où il poursuit ses études de sociologie et de droit public. En 1989, Wassim Kamel est chargé de travaux dirigés à la Sorbonne. Puis, il se lance un premier défi et devient maître auxiliaire dans un lycée de Chantilly. Deuxième défi en 1991, à l’université de Tokyo, où il est titulaire d’une bourse de recherche dans le domaine de la santé. Il est de retour en 1993 où il exploite ses connaissances dans différentes institutions de Lorraine. En 2002, son troisième défi est de passer le concours de l’ENA où il intègre la célèbre promotion Léopold Sédar Senghor aux côtés du futur président de la République, Emmanuel Macron. Au sortir de l’école en 2004, il représentera l’État à Château-Salins, à Neufchâteau, en Haute-Saône, à Paris et à Dreux. « Pendant ces quatre années passées à Dreux, vous avez été un défenseur impénitent de la citoyenneté, de l’éducation et de la laïcité. Vous laissez votre empreinte dans ce territoire grâce aux aventures que vous avez engagées avec les lycéens, les habitants des quartiers et les imams des mosquées », poursuit la préfète avant d’énumérer les actions menées par Wassim Kamel, allant de la mémoire des Chibanis à l’abécédaire de la laïcité ou encore à la pièce théâtrale sur la Shoah. « Vous avez tissé des liens étroits avec les habitants des quartiers prioritaires : de l’ouverture de la micro folie aux Oriels à la création des maisons de sécurité au quotidien, du projet de renouvellement urbain au soutien aux associations, de la lutte contre les rodéos à la réflexion sur les nouveaux quartiers de reconquête républicaine de Dreux et Vernouillet sans oublier les contrats de sécurité et plus de 70 conventions de participation citoyenne mises en place. Vous avez été un sous-préfet attentif, à l’écoute, disponible, engagé », rappelait Sophie Brocas avant de citer le philosophe André Comte-Sponville : l’égalité des chances, c’est le droit de ne pas dépendre exclusivement de la chance ou de la malchance. L’égalité des chances, c’est le droit de ne pas rester prisonnier de son origine, de son milieu, de son statut. C’est le droit d’être libre en se donnant le moyen de le devenir ». Après s’être acquitté d’une dette de reconnaissance envers sa famille, qui lui a permis de mener à bien sa mission loin d’elle, Wassim Kamel a remercié Sophie Brocas pour lui avoir laissé toute latitude pour œuvrer. Les forces vives dans toutes leurs diversités m’ont toutes aidées à avancer pendant ces quatre années. Je prends le pari que le territoire de Dreux avec ses 130.000 habitants et ses 110 communes est en profonde mutation en pleine renaissance parce qu’il a des atouts. C’est un territoire industrieux où l’on a toujours travaillé. On a vu l’armature de ce territoire se modifier, le développement du numérique et de la téléphonie, le choix de l’autoroute pour la mobilité et les réponses sur les services au public. Ce territoire a des potentialités ». Wassim Kamel a conclu sur une phrase de Jean Moulin : « je pars sans amertume, conscient d’avoir avec vous accompli ma tâche au service du territoire et de la nation ».



Annie-Duval Petrix
08/11/2019