Vie locale

Dreux vise le label quatre fleurs


Une quinzaine de nouveaux panneaux sont installés aux entrées de la ville. Dreux est labellisée trois fleurs depuis 2001. Le service des espaces verts met tout en œuvre pour atteindre le label quatre fleurs.

Les nouveaux panneaux trois fleurs Villes et Villages fleuris, le label national de qualité de vie, installés aux entrées de la ville l’annoncent, Dreux est une ville fleurie qui prend soin du cadre de vie de ses habitants. « Nous avons raté de peu la quatrième fleur, l’an dernier. Il ne nous manquait que six points. Si nous continuons dans cette lancée, Dreux aura un jour sa quatrième fleur » assure Claude Jonnier, conseiller municipal en charge des espaces verts et des Naturalies. Benoît Souavin, responsable des espaces verts et ses quarante-cinq collaborateurs relèvent le défi. « Nous tenons compte des remarques du jury pour une bonne gestion environnementale, la sensibilisation et la protection de la biodiversité. Nous allons systématiquement indiquer quels types de plantations ornent nos massifs », explique le responsable qui, pour mieux appréhender la tâche, a fait partie d’un jury de l’association régionale de fleurissement. « Pendant quatre jours, j’ai pu voir ce qui se fait dans d’autres villes, cela donne plein d’idées, confie le jardinier. Le label national de la qualité de vie évolue. Le jury ne s’intéresse plus exclusivement aux fleurs. Il prend en compte les nouvelles cultures, les monuments, le patrimoine bâti, la voirie et les circulations douces. Notre point fort, l’an prochain, sera l’ouverture du parc Louis-Philippe aux Bâtes. Nous avons gardé l’écosystème existant. Nous allons créer des promenades, des jeux et planter 300 arbres. Tout ce qui rentre dans les critères du jury ».

La Ville de Dreux compte 12 000 arbres dont quelques-uns sont centenaires. « Nous allons recenser notre patrimoine arbres, établir un plan d’élagage et un suivi sanitaire. 60 000 plans seront mis en place au mois de mai. Dans quelques jours, 40 000 bulbes iront remplacer les fleurs d’été, 20 000 bisannuelles seront replantées. La ville compte une quinzaine de parcs », détaille Claude Jonnier. Les jardiniers de la Ville doivent s’adapter aux évolutions. « Nous choisissons de nouvelles plantes moins gourmandes en eau. Cette année pour la première fois, nous avons eu l’interdiction d’arroser », constate Benoît Souavin. Le problème des cimetières et des stades se pose. « Jusqu’à maintenant, la Ville avait une dérogation pour utiliser des produits phytosanitaires. L’an prochain, ils auront complètement disparu. Nous réfléchissons à végétaliser les allées des cimetières. Pour cela, il nous faut trouver un gazon résistant et facile à entretenir », poursuit Benoît Souavin. 

« Avec la rénovation des façades, la mise en lumière des bâtiments, la création de pistes cyclables, la mise en place de nouvelles palettes végétales, l’utilisation de nouveaux paillages pour conserver l’humidité et le recyclage de nos propres déchets, nous prenons le pari d’obtenir une quatrième fleur au prochain passage du jury mais pour l’heure, il vaut mieux avoir un très bon niveau trois fleurs et le conserver avant d’atteindre le niveau quatre du label le plus connu des français », conclut Claude Jonnier.

 



Annie Duval-Petrix
12/11/2019