Vie locale

La préfète Sophie Brocas a quitté ses fonctions


Sophie Brocas, la première femme préfète d’Eure-et-Loir, a quitté ses fonctions le 12 novembre. Elle avait pris la succession de Nicolas Quillet le 13 mars 2017.

« Lors de la cérémonie de mon installation à la butte des Charbonniers, le 13 mars 2017, j’avais ressenti un sentiment exaltant et tellement étrange. Je m’apprêtais à renouveler mon engagement avec l’État mais une fois encore sans connaître aucun des invités à cette noce républicaine », confiait Sophie Brocas lors de son discours de départ devant un parterre d’élus et de personnalités venus lui dire au revoir. « Depuis, tout au long de ces trente-deux mois, et de ces 960 jours, j’ai appris à aimer ce département. Avec vous, j’ai cartographié les atouts de votre territoire et appris à vous connaître », confiait la préfète avant d’entamer un inventaire à la Prévert des missions qu’elle a aimé mener à leurs termes ou fait émerger avec ses collaborateurs, les élus et les forces vives du territoire : « Une étude de l’INSEE, pour mieux comprendre l’influence du Grand Paris sur l’avenir du département, sera dévoilée prochainement. Elle révèle que plus que tous les départements d’Ile-de-France, vous avez de grands motifs d’espérer de votre avenir. J’ai aimé visiter les communes, surtout les plus petites d’entre-elles, et apprécié l’accueil des maires entourés de leurs conseils municipaux pour me présenter leurs projets et leurs difficultés. J’ai aimé porter avec Jean-Pierre Gorges la directive paysagère. Demain, j’en suis certaine, elle protégera un réseau des lieux remarquables. Un réseau unique au monde qui enserre la cathédrale ».
Sophie Brocas est revenue également sur l’accueil de jeunes réfugiés à l’AFPA de Chartres qui ont tous trouvé un emploi. Le placement de Dreux et Vernouillet dans le dispositif des Quartiers de Reconquête Républicaine avec un renfort des effectifs de police a été également un autre point de satisfaction. « Je suis fière d’avoir obtenu en même temps l’implantation de la micro-folie aux Oriels, un équipement culturel exceptionnel. Je crois que la culture a le pouvoir de changer le regard des hommes sur eux-mêmes et sur le monde. J’ai été passionnée de mener avec les élus du dunois la réflexion stratégique sur la reconversion de la base aérienne de Châteaudun avec le souci de réconcilier développement économique et environnement. Dans le Perche, nous avons réussi avec les élus à coordonner tout ce que l’État offre de dispositif de soutien pour embellir la vie comme le contrat de ruralité ou le dispositif territoire d’industrie ». L’espoir de la reprise de Konecranes à Vernouillet, le lancement des travaux du site siège de Cosmetic Valley ou le travail sur la qualité de l’eau ont aussi ravi Sophie Brocas. « J’ai aimé honorer Jean Moulin en cette 80ème année de son arrivée à Chartres et ouvrir aux Euréliens les portes de l’hôtel de Ligneris. J’ai aimé célébrer le printemps proustien avec de grands artistes amis. Je vous quitte pour un nouveau défi, une grande cause urgente, impérative mais gagnable. Une de ces batailles qui vous donnent envie de vous lever le matin et de ferrailler une épée dans chaque main pour que notre terre vive bien et nous avec elle.

 



Annie Duval-Petrix
21/11/2019