Vie locale

Adrien Denis, tête de la liste Lutte ouvrière à Dreux


Le parti de Lutte ouvrière se présente aux élections municipales pour en faire un moment de mobilisation et défendre les valeurs communistes de ses militants. À Dreux, Adrien Denis est dans cette lignée. Il espère devenir conseiller municipal pour représenter les travailleurs au sein du conseil municipal.

« Nos candidates et candidats sont des ouvriers, des employés, cheminots, manutentionnaires, techniciens, des caissières, des auxiliaires de vie, des agents d’entretien, des hospitaliers et des enseignants en activité, au chômage ou à la retraite. Ils se présentent tous sous un seul et même drapeau, celui du camp des travailleurs. Les salariés ont à se rassembler et défendre leurs intérêts non seulement là où ils travaillent mais aussi là où ils vivent », a souligné Adrien Denis, candidat de la liste Lutte ouvrière pour faire entendre le camp des travailleurs. Déclaré tardivement pour les élections municipales drouaises, le candidat rappelle que Lutte ouvrière sera présente sur 240 communes en France. Cet enseignant d’histoire et géographie au collège Albert-Camus à Dreux est âgé de 34 ans. Il affirme : « la présence d’un courant révolutionnaire dans les classes populaires à Dreux, comme ailleurs. Nous n’avons pas un programme local mais nous voulons permettre à tous les ouvriers et les travailleurs d’exprimer leur colère dans ces élections municipales. La première partie de notre programme se trouve dans la construction de cette liste pour se battre contre la domination des plus riches et contre la misère ». Adrien Denis rappelle que la dégradation de la situation sociale des quartiers de Dreux et la hausse du chômage constituent une forme de cette colère qui monte contre la politique du gouvernement actuel. « Notre objectif est d’avoir des élus Lutte ouvrière au sein du conseil municipal parce que nos élus sont des points d’appui pour mener les combats sociaux et exprimer la lutte des classes. Je rappelle que le gouvernement s’apprête à utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour imposer la retraite par points sans vote au parlement. Il faut construire des réseaux pour se rassembler et dénoncer la fermeture des entreprises, les contrats de placard ». Le candidat de Lutte ouvrière insiste sur le fait que ces élections sont des élections politiques pour représenter des partis politiques. « Les hôpitaux relèvent de l’État mais par rapport à des municipalités qui sont au service des riches nous nous voulons être du côté des travailleurs. L’État s’est déchargé de beaucoup de ses missions sur les municipalités sans leur donner les moyens financiers et humains de les réaliser. Les patrons, dans les entreprises, pratiquent des politiques esclavagistes des travailleurs. Nous dénonçons cela. Notre liste, et même sans rien obtenir, continuera son combat. La tête de liste Lutte ouvrière à Dreux se lève contre la fermeture programmée du site Conforama aux Coralines avec le licenciement d’une trentaine de salariés, la fermeture de Konecrane dans l’agglomération drouaise. « Si on avait des élus, on serait les yeux et les oreilles des travailleurs. Les contrats que passe la mairie avec les entreprises privées seront dénoncés. Aucune équipe municipale ne peut nous protéger de la crise économique qui peut s’aggraver du jour au lendemain et menace tout l’édifice de s’écrouler. Elle ne peut pas nous protéger d’un système fou qui détruit la planète à petit feu et plonge des millions de femmes et d’hommes dans des guerres infâmes ».

 



Annie Duval-Petrix
06/03/2020