Vie locale

La Boucherie Saint-Pierre et les commerces du centre-ville s’organisent


Certains commerces de bouche du centre-ville de Dreux et du marché couvert n’ont pas attendu le discours du Président de la République, avec l’éventuelle date de déconfinement, pour organiser des livraisons et reprendre une activité.
 
Céline Willemot, la patronne de la boucherie Saint-Pierre, n’a pas lâché son billot depuis le début de la crise. En compagnie de Claude, son père, et Alexis, son employé, elle poursuit son activité avec une organisation différente et des services supplémentaires. « Nous n’avons pas de problème d’approvisionnement, nous avons des contrats avec nos producteurs, les abattoirs fonctionnent, les produits Vallégrain, les volailles de la ferme de la Belvindière, produits labellisés Terre d’Eure-et-Loir, nous fournissent des produits magnifiques. Nous ne passons pratiquement jamais par Rungis sauf pour certains fromages et la crèmerie. Nous vendons beaucoup de fromages de chèvre du Bois des Louvières à Marsauceux », explique Céline Willemot. Face à la crise et au confinement, la bouchère et ses collègues commerçants ont décidé de s’organiser pour mutualiser les livraisons. Les produits de la boucherie Saint-Pierre, les fromages de Laure Poirier, les pains et pâtisserie de Marie-Anne Lelay (La Cerise sur le gâteau) et les fruits et légumes de Mickaël Renard font l’objet de livraison. « Nous prévenons nos clients que nous pouvons leur livrer tous ces produits en même temps. On leur conseille de ne pas se déplacer, explique la commerçante. Chacun livre ses clients avec les produits des autres. Pour ma part, les livraisons se passent sans contact, j’envoie un SMS pour donner le montant à régler, je dépose les courses devant la porte et le chèque est déposé dans la boite aux lettres. On ne se voit pas. On se fait juste un petit coucou par la fenêtre. Ce service est de plus en plus apprécié, au début je ne faisais que deux livraisons par jour. Samedi dernier, j’en ai fait une quinzaine ». À la boutique, c’est un peu plus compliqué. « Au début, les mesures de sécurité étaient très stressantes parce que les gens n’avaient pas pris la mesure de la chose. J’ai dû demander à ce qu’il n’y ait pas plus de deux personnes à l’intérieur. La queue se fait dehors. Nous sommes trois à travailler et notre apprenti est confiné depuis le début par mesure de sécurité. Nous avons juste de quoi respecter les distances de sécurité. Nous portons un masque et je désinfecte le terminal de carte bleue avant et après chaque client ». Petit à petit, certains commerçants envisagent de reprendre une activité avec de nouvelles donnes. « Les restaurants de proximité comme le Saint-Pierre et Minute Cocotte sont en train de s’organiser pour proposer des plats à emporter », poursuit Céline Willemot qui propose, de son côté, des paniers de la semaine, à 30 €, pour deux personnes ou 60 € pour quatre. La composition des paniers est en ligne sur Facebook. « Avec le beau temps, nous avons mis en place des paniers barbecue : un à 30 € et un à 60 € avec une belle côte de bœuf », conclut la commerçante.
 


Annie Duval-Pétrix
16/04/2020