Vie locale

Le retour à l’école se prépare en partenariat entre 
la ville, l’Éducation nationale et la préfecture


Sébastien Leroux, conseiller municipal chargé des affaires scolaires à la ville de Dreux, le confirme : le retour à l’école pour le 11 mai s’avère laborieux. « Après le discours du Premier ministre Édouard Philippe, on est dans le flou sur bien des points. Il nous faudra un cahier des charges et une ligne de conduite précise. C’est un travail considérable. Les personnels communaux seront sur le pont, les écoles seront nettoyées avant la rentrée et chaque jour de classe. Nous attendons des précisions sur les tests et les prise de température. Nous allons veiller à ce que tous les gestes barrières soient respectés avec des classes de 15 élèves maximum », indique l’élu. Dès l’annonce du Premier ministre sur un retour en classe basé sur le volontariat, une réunion téléphonique de travail a eu lieu avec Evelyne Mège, directrice académique avec qui nous travaillons main dans la main et qui va procéder à des sondages pour savoir quelles sont les familles volontaires pour envoyer leurs enfants à l’école et choisir le dispositif à mettre en place, école par école » indique Sébastien Leroux. « Nous allons mettre en place un dispositif sans savoir précisément combien d’élèves viendront en classe. Avec le déconfinement progressif, certains auront la possibilité de retourner à l’école alors que leurs aînés ne pourront pas. Cela posera un problème au sein d’une même famille », remarque Sébastien Leroux. À Dreux, il y a une autre problématique : si tous les élèves revenaient en même temps, nous ne pourrions pas accueillir tout le monde car toutes nos classes sont déjà dédoublées. Nous subissons une pression intense pour l’accueil des élèves car tout n’est pas prêt et il est possible que le 7 mai, le retour à l’école soit reporté par le gouvernement si toutes les conditions ne sont pas réunies. La ville de Dreux fera tout ce qui sera possible pour répondre à la demande du gouvernement mais l’ouverture ne se fera que si les conditions sanitaires réglementaires du Covid-19 sont réunies. Je crains que les annonces contradictoires de ces dernières semaines n’aient pas rassurées les populations. Les parents ont peur et il y a une crainte du côté des enseignants. Je ne pensais pas que les écoles rouvriraient maintenant à une date si proche des vacances. Certains pays limitrophes, comme l’Italie et l’Espagne, ont repoussé la rentrée en septembre. C’était l’avis donné par le conseil scientifique mais contrairement à toutes les décisions prises jusqu’à présent par le gouvernement, suivant ce conseil, cette fois le politique l’emporte sur le scientifique », regrette Sébastien Leroux. Le confinement avait été décidé pour éviter l’afflux de malades dans les hôpitaux et réduire le nombre de décès mais aussi pour se donner le temps de trouver des solutions. Malheureusement, médicalement, nous n’avons pas réalisé d’avancées et les questions se posent à propos des tests. Qui devra être testé ? Y aura-t-il assez de tests ? Le retour à l’école doit se faire sans ambiguïté, il faut qu’on soit clair sur la méthode et savoir qui fait quoi. La réouverture des écoles n’est pas la décision de la mairie mais celle du gouvernement. »


A.D.-P.
29/04/2020