Vie locale

Les petites mains s’unissent pour les grandes causes


La crise sanitaire causée par le Covid-19 a suscité des inquiétudes, de l’anxiété mais aussi une formidable envie de s’unir pour venir en aide à ceux qui se trouvaient en première ligne et en manque de moyens et de protection. 
 
Les couturières solidaires se sont mobilisées pour confectionner des masques et des surblouses à destination du personnel soignants des hôpitaux, des Ehpad et des établissements médico-sociaux. « C’est un groupe Facebook fondé de manière informelle et spontanée qui s’est structuré au fil des semaines. Dès le début de la crise beaucoup de couturières se sont mobilisées pour faire des masques en tissu en fonction des besoins des divers établissements, explique Suzon Broussart, responsable de projet à la fondation Mallet de Richebourg dans les Yvelines spécialisée dans le handicap moteur. Au départ, j’ai coordonné une petite équipe de couturières. J’habite Dreux et grâce à Facebook, j’ai été vite contactée par Steffy, coutière elle aussi qui faisait partie d’un groupe de couturières.  Le groupe s’est formé avec des contacts, des couturières et des établissements. J’en suis la coordinatrice logistique ». Le groupe a confectionné des masques et des surblouses pour les établissements de Dreux, Châteauneuf-en-Thymerais et Nogent-Le-Roi parmi d’autres sur l’agglomération. « Nous avons été rejoints en cours de route par d’autres couturières qui ont adhéré au mouvement. Chacune à son échelle est arrivée à fournir des vêtements de protection pour les soignants. Nous continuons car les besoins sont toujours là. Pour la plupart des établissements les livraisons des fournisseurs de masques et de vêtements de protection sont annoncées pour le mois de juillet au plus tôt. Les établissements doivent s’organiser. En attendant, ils se tournent vers les couturières bénévoles. Depuis l’annonce du déconfinement, on a tendance à penser qu’on approche de la fin de la pandémie. C’est faux. On est toujours en recherche de matériel, de tissu, de draps en coton mais aussi de couturières et de bénévoles. Notre groupe compte une centaine de personnes sur Dreux coordonné avec un groupe de trente sur Richebourg. C’est hyper encourageant, mais nous avons besoin de volontaires, certaines de nos couturières ont passé un temps infini à la fabrication des vêtements et sont fatiguées, d’autres vont reprendre leur travail. Il faut que ça tourne pour pouvoir poursuivre notre action », insiste Suzon Broussart. L’association Femmes d’ici et d’ailleurs a mis un local à la disposition des couturières pour y stocker leur production.
 
Groupe Facebook : Couturières Solidaire Eure-et-Loir


A.D.-P.
06/05/2020