Vie locale

Christine Renaux-Maréchal, réélue maire, mène le projet d’assainissement


Réélue pour un quatrième mandat dont deux en tant que maire, Christine Renaux-Maréchal et ses deux adjoints, Éric Roussel et Alfredo Lopez, entament le mandat avec la gestion du colossal chantier de l’assainissement collectif du village.

Le projet d’assainissement collectif de la commune d’Écluzelles est né en 2004. Seize ans plus tard, après bien des aléas, la réalisation est en cours pour un coût total de plus de 2 millions d’euros, subventionnés à hauteur de 90 000 € par l’État, 420 000 € par l’Agence Eau Seine Normandie, plus un prêt à taux zéro. « Nous avons opté pour la réalisation de ce bien commun dans l’équité pour les habitants et dans le respect de l’environnement », indique Christine Renaux-Maréchal.  Une partie du village est en gravitaire et une autre partie en réseau ramifié sous pression. « Les coûts ne sont pas les mêmes. Il a été décidé que l’achat, l’installation, l’entretien tous les deux ans et le renouvellement des pompes seraient à la charge de la collectivité ». Pour une question de responsabilité en cas de dysfonctionnement, les travaux seront réalisés par l’entreprise retenue. Toujours dans un esprit de mutualisation, la redevance est la même pour tous les habitants. Écluzelles, de par sa géographie et son type d’habitat, est un cas compliqué. « Cela explique sans doute que la décision de mettre le village aux normes écologiques a été si longue et aussi difficile à prendre. Dans le cadre de son 11ème programme, les subventions du plus gros financeur, à savoir l’Agence de l’Eau Seine Normandie, sont en baisse pour les assainissements collectifs et les réhabilitations en non collectif ne sont plus aidées sauf pour les zones à enjeux déterminées (comme les têtes de bassins versants sensibles, ce qui n’est pas le cas de notre commune). Nous avons rencontré les responsables de l’Agence Eau Seine Normandie avec Wassim Kamel, ancien sous-préfet de l’arrondissement de Dreux, et les services de la direction départementale des territoires pour optimiser les financements en janvier 2020, et le directeur de l’AESN pour maximiser encore leur aide », détaille le maire. L’assainissement est un investissement qui valorise les propriétés car celles acquises depuis 2015 ont été temporairement exemptées de l’obligation de se mettre en conformité le temps que la commune prenne sa décision. « Si nous n’avions pas opté pour un assainissement collectif, tous les habitants auraient dû réaliser les travaux dans les 12 mois suivant l’acquisition de leurs maisons. Deux habitations sont conformes, 13 n’ont pas de solution d’assainissement non collectif conforme. Cela signifie que légalement ces propriétés ne pourraient pas être mises aux normes, et par conséquent deviendraient invendables. Pour les 52 autres habitations, la décote en cas de vente aurait été importante, car le nouveau propriétaire aurait dû, dans l’année, réaliser les travaux de mise en conformité. Pour 44 d’entre elles, un tertre aurait dû être réalisé (coût moyen 23 000 € pour une durée de vie de 20 ans) et pour 8 maisons une filière compacte aurait dû être installée (environ 20 000 € pour 20 ans) » précise Christine Renaux-Maréchal. Lors de la réunion publique du 4 septembre dernier, la redevance a été arrêtée à hauteur de 4,66 € TTC/m3 d’eau auquel s’ajoutera un abonnement annuel de 33 € TTC. Lors du branchement, les habitants devront s’acquitter de la participation financière à l’assainissement collectif qui s’élève à 1 109 € en 2020. Ce niveau de redevance est inférieur aux premières estimations car sont intégrées les subventions de l’État au titre de la dotation d’équipement des territoires (DETR), l’aide de l’AESN et la vente des 4 terrains décrochés constructibles dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme). « Nous avons rencontré le trésorier public qui a confirmé que des solutions financières adaptées à chaque situation pourront être trouvées : étalement sur 12-24 mois, voire plus si besoin », conclut le maire.



Annie Duval-Petrix
11/06/2020