Vie locale

Le compteur des globe-trotters affiche 150 000 kilomètres !


Partis d’Ezy-sur-Eure le 8 avril 2006 pour un tour du monde à vélo, Isabelle et Bruno Frébourg continuent de pédaler. Ils étaient au Brésil quand ils ont dû regagner la Normandie, où ils sont actuellement bloqués.

Prévenus début mars du décès imminent du père de Bruno, les globe-trotters de Chavigny-Bailleul ont laissé leurs deux lourdes bicyclettes au Brésil pour venir voir leur proche. Depuis, le retour au Brésil n’a pas été possible, le pays ayant fermé ses frontières aux européens le 23 mars. La situation n’a toujours pas évolué favorablement, bien au contraire. « C’est au sud du Brésil, à 1 047 mètres d’altitude et par 28 degrés à l’ombre, que notre compteur avait dépassé les 150 000 kilomètres, dans ce pays immense, grand comme 16 fois la France » raconte Isabelle. Isabelle et Bruno Frébourg arrivaient presque au terme de leur voyage lorsque la pandémie les a stoppés. Dès que les conditions sanitaires seront normalisées, ils repartiront au Brésil où ils ne séjourneront que quelques mois, avant de s’envoler vers les pays Baltes, « que nous ne connaissons pas » souligne Bruno. Les pays qu’ils ne connaissent pas ne sont pas légion. Un périple de près de 15 ans les a notamment entraînés vers l’Angleterre, l’Islande, l’Italie, la Croatie, la Jordanie, la Russie, le Japon, la Chine, l’Australie, le Cambodge, les États-Unis, le Canada, le Mexique, l’Argentine et toujours avec la même philosophie : « faire autant de détours que nous le souhaitons, pour aller à la découverte du monde, des peuples et des cultures ». Leur aventure n’a pas été un long fleuve tranquille. Les deux aventuriers fonctionnent à l’économie depuis leur départ, dormant sous la tente, chez l’habitant, parfois dans les endroits les plus improbables, en sollicitant beaucoup leurs mollets. Ils ont consommé de pleines sacoches de produits alimentaires périmés, bu de l’eau un peu n’importe où, sans jamais tomber malade ! « Je crois qu’après quelques années passées dans ces conditions, nous sommes immunisés contre tout » confiait Bruno lors de l’un de ses passages en Normandie. Ce qui surprend le plus, c’est la qualité des photographies et la densité des informations qu’ils parviennent à envoyer régulièrement, où qu’ils se trouvent, aux abonnés de leur site. Des abonnés qui attendent avec impatience qu’ils remontent en selle, sans doute jusqu’en 2021, ou peut-être un peu plus. Avec eux, on ne sait jamais !  

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Louis Leprêtre
01/07/2020