Chantal Deseyne garde son siège de sénatrice d’Eure-et-Loir


Chantal Deseyne se présentait en binôme avec Albéric de Montgolfier aux élections sénatoriales du dimanche 27 septembre. Leur liste a été réélue avec 555 voix (43,12%). Ils siégeront au sein du groupe majoritaire LR au Sénat.

Chantal Deseyne est élue depuis 2014 au Palais du Luxembourg. Elle a travaillé sur la réforme du système de santé, Ma santé 2022 et elle travaille actuellement sur le projet de loi pour le financement de la sécurité sociale. Elle a été réélue aux côtés d’Albéric de Montgolfier, dimanche 27 septembre, pour un nouveau mandat. « Il y a encore des choses à affiner tant sur la répartition médicale, paramédicale, les auxiliaires de santé, les aides-soignants qui interviennent dans les maisons de santé et les EHPAD ». La sénatrice évoque la crise sanitaire actuelle : « Au début de la crise, nous disposions ordinairement de 5 500 lits de réanimation et 6 000 de soins intensifs, avec une capacité de montée en puissance à 12 000 lits de réanimation. On en est toujours au même stade actuellement. Dans les zones les plus touchées, les hospitalisations en réanimation sont environ de 30 %. Au moment où nous parlons, nous n’avons aucun malade hospitalisé en réanimation à Dreux pour cause de Covid-19. Quant à la gestion de la crise, je pense qu’il n’est pas bon de mettre les gens sous cloche et qu’il faut faire confiance au bon sens de la population qui, dans une grande majorité, respecte les gestes barrières, la distanciation et utilise le gel hydroalcoolique. On ne peut pas arrêter l’activité économique du pays car on aura beaucoup de mal à s’en remettre ». Pendant six ans, Chantal Deseyne avait travaillé sur l’égalité homme-femme, les violences et le handicap. « J’avais demandé à travailler sur ce sujet car on constate que les femmes handicapées sont plus souvent victimes de discriminations dans l’emploi, de violences verbales, physiques ou d’agressions sexuelles », explique l’élue. Pour ce nouveau mandat, elle change de domaine de compétence et sera rattachée à la délégation des collectivités territoriales.  Elle souhaite prendre en compte les préoccupations des maires, les lourdeurs administratives, leurs responsabilités et leurs sécurités. « On constate de plus en plus d’agressions d’élus. Les maires souhaitent avoir des interlocuteurs. Il faut simplifier leur quotidien et concentrer les informations qui leur sont destinées ».  Chantal Deseyne va travailler sur le budget de la sécurité sociale. « Le budget de la sécurité sociale connaît un déficit de 45 milliards d'euros suite à la crise Covid. Les dépenses ont explosé alors que les recettes diminuent parce que pendant la période de chômage partiel, il n’y a pas de cotisations pour la sécurité sociale. Cela va être très compliqué. Il faudra plusieurs années pour rattraper ce manque à gagner », poursuit l’élue avant d’aborder un autre gros dossier à venir, celui de l’autonomie et de la dépendance. « Il nous faudra définir quels moyens on va mettre en place pour les personnes âgées ou handicapées dépendantes et comment les financer. Rechercher des personnels qui interviennent à domicile et améliorer leurs conditions de travail, adapter les logements pour permettre aux personnes de rester chez elles le plus longtemps possible, proposer des foyers logements avant l’entrée en EHPAD où l’on rentre de plus en plus tard. Tout cela a un coût. Il paraît difficile d’ajouter une cotisation supplémentaire mais d’autres pistes existent ».



Annie Duval-Petrix
06/10/2020