« La Truite de l’Iton » aux petits soins de ses truites fario


Pour préparer la période de fraie des truites fario dans l’Iton, l’association de pêcheurs, La Truite de l’Iton, a procédé samedi 3 octobre dernier à un décolmatage des fonds de la rivière. 

C’est sur plusieurs portions de rivière à Aulnay-sur-Iton que Pierre-Julien Bavent, Daniel Piéton et Patrick Breton sont intervenus cette année. Suite à une montée des eaux et un rafraichissement des températures, la truite se reproduit de mi-décembre à mi-janvier. À cette période, elle pond ses œufs dans des petits tas de graviers. Suite aux dépôts de sédiments, le lit de la rivière devient très compact, il est alors difficile pour la truite de faire des nids pour y déposer sa ponte. Afin de faciliter sa reproduction et augmenter le nombre d’œufs, les membres de l’association interviennent tous les ans sur les fonds de l’Iton. « On a vraiment la chance d’avoir la souche sauvage de la truite fario dans l’Iton, elle est reconnaissable car elle n’a quasiment pas de petits points rouges » explique Patrick Breton, président de l’association. « En menant cette action, on favorise la reproduction sauvage ce qui évite d’introduire en rivière des truites d’élevage issues de piscicultures ». Les zones d’intervention sont sélectionnées suite aux observations des pêcheurs des frayères à truites. « Cela fait cinq ans que l’on fait cela maintenant… Avant on décolmatait à la main ! » ironise le président. Depuis l’année dernière, c’est Julien Parron de la Compagnie Nomade de Conches qui intervient dans l’Iton avec son cheval de traie, Éros. Tractant un canadien derrière lui, le cheval boulonnais réalise un décolmatage efficace dès trois à quatre passages. « Le canadien est équipé de dents montées sur ressorts qui permettent de bien gratter le sol sans bloquer la progression du cheval en cas d’obstacle » précise Julien Parron. Utile également aux ombres, cette action a un réel impact sur le nombre d’œufs pondus. « La fédération de pêche procède à un comptage sur tous les secteurs, il est avéré que les zones décolmatées sont bien plus riches en truites » observe Patrick Breton. Basée à Évreux, la Truite de l’Iton dénombre 840 adhérents. Engagée dans la préservation de la rivière, l’association revendique et intervient sur le respect du milieu naturel et de ses poissons avec le « No-Kill ». 

www.latruitedeliton.fr
Renseignements au 06 47 17 30 61 (Patrick Breton)



Aurélie Bourgeaux
12/10/2020