Les anciennes pistes de l’aérodrome sont très demandées


Après avoir attiré les « teuffeurs » et les gens du voyage, les pistes bétonnées de l’ancien aérodrome vont accueillir un parc photovoltaïque et une déchetterie communautaire.

Construites par les allemands pendant la 1ère Guerre Mondiale, utilisées par les américains après le débarquement, la ville de Saint-André-de-l’Eure est devenue propriétaire et gestionnaire de ces pistes, en très mauvais état, qui n’ont attiré depuis des années, que des rassemblements ponctuels et souvent illégaux, et les pilotes du rallye Plaines et Vallées, habitués aux terrains difficiles. Les choses sont amenées à changer radicalement, avec des projets d’envergure qui se finalisent sur le site. Lors de la dernière séance du conseil communautaire de l’EPN, le 13 octobre dernier, la ville de Saint-André-de-l‘Eure a cédé à l’Agglo 8 000 m2 sur ces pistes, à titre gracieux. « L’EPN va y construire une déchetterie communautaire, qui sera dédiée aux communes du secteur Sud du territoire. Le dossier est budgété et les travaux devraient intervenir en 2021 » confie Franck Bernard, maire de la ville. Des travaux qui ne devraient pas se télescoper avec ceux concernant la future ferme photovoltaïque, dont on connaît maintenant le calendrier. « Des rencontres sont prévues dans les prochains mois avec les acteurs locaux et le dépôt du permis de construire devrait intervenir au 2ème trimestre 2021. Les travaux suivront et la mise en service est programmée en 2023 » a précisé Mathilde Girard, responsable du service de la transition écologique au Syndicat Intercommunal de l’Électricité et du Gaz de l’Eure (SIEGE), lors d’une réunion qui s’est tenue avec les élus andrésiens le 30 septembre dernier. L’intervenante avait également donné des précisions sur le projet, d’une surface de 12,90 hectares, dont la puissance maximale envisageable serait de 10 mégawatts, soit l‘équivalent de la consommation d’électricité de 4 200 ménages (hors chauffage). L’exploitation de la ferme photovoltaïque aurait une durée de vie de 30 ans minimum. Le SIEGE portera le projet dans le cadre d’une convention signée avec l’EPN et la ville de Saint-André-de-l’Eure, la commune conservant un droit de veto durant toute la phase de réalisation. « Nous avons également un projet de construction d’une fourrière intercommunale sur nos anciennes pistes, mais il est encore « dans les cartons » et il est un peu trop tôt pour en parler avec précision » ajoute Franck Bernard.



Louis Leprêtre
28/10/2020