Un budget prudent mais ambitieux voté au conseil municipal de Dreux


Parmi les délibérations du conseil municipal du 27 novembre se trouvaient celles des orientations budgétaires pour 2021, la création de postes et la valorisation du cœur de ville.

Le conseil municipal a commencé par l’élection de Sophie Willemin en tant que 11e adjointe au maire de Dreux. Sophie Willemin était conseillère municipale déléguée aux espaces verts. Ensuite, pour le vote des nouvelles taxes de l’année, le maire a assuré que les taux d’imposition resteraient stables. (Taxe d’habitation 20,54% ; taxe foncière sur le bâti 23,46% ; taxe foncière sur le non bâti 40,20%). Pierre-Frédéric Billet a annoncé que l’endettement restera maîtrisé avec 900.000 € d’intérêts pour 2021. « Nos dépenses seront tournées vers l’attractivité de la ville, a-t-il lancé, tout en restant prudent. 35,5% de nos recettes viennent des dotations de l’État. Elles devraient augmenter de 3,8% en 2021 mais nous tablerons sur 1% dans l’attente du vote de la loi de finance ». Les élus ont voté la création de plusieurs postes « pour répondre aux projets à mener », indiquait Aïssa Hirti, adjoint au maire en charge des finances et la restructuration des services. Le poste le plus important est celui des dépenses de fonctionnement qui passera de 22,8 M€ à près de 23,7 M€. Maxime David, élu de l’opposition, parle « d’une incohérence entre la hausse des effectifs et son impact sur la masse salariale qui peut représenter un risque pour les finances ». À quoi, Aïssa Hirti a répondu : « de nombreux postes avaient été budgétisés par le passé et sont restés en suspens en raison de la crise sanitaire ». La municipalité prévoit plus de 25 M€ d’investissement. « Un montant jamais vu, indiquait le maire. Auparavant, on oscillait entre 15 et 18 M€. L’année 2021 sera très compliquée. Il est très important d’investir massivement pour que Dreux ressorte très forte en 2022 ». Le maire a rappelé le plan ambitieux pour le centre-ville : l’extension de la zone piétonne, les aménagements de la place Rotrou (600.000 €). Le quai aux arbres (500.000 €), la transformation du parking Latour, rue d’Orfeuil, qui sera proposé à la vente pour y implanter des immeubles et des commerces. Le maire a annoncé qu’un investisseur drouais allait mettre 1M € sur la table pour reprendre et transformer un restaurant au mois d’avril prochain sans préciser son identité ni celle du restaurant. Le maire a détaillé les grands projets de l’an prochain : la patinoire sur le site Otium (5,5 M€), la nouvelle école des Bâtes (850.000 €), la cuisine centrale (100.000 € d’études), les aménagements urbains (6,4 M€), la réhabilitation du palais des sports (360.000 €), la gratuité des transports public, entre autres. Un autre dossier qui traine depuis des années, celui de l’ex-usine De Maville, boulevard Jean-Jaurès. Le Conseil municipal a approuvé la signature d’une convention pour reconvertir cette friche en un parc d’un hectare. Pierre-Frédéric Billet a expliqué ce changement de destination de cette ancienne zone industrielle. « C’est une reprise de cette zone d’activités qui a été trop densifiée dans le seul intérêt de la rentabilité. Les habitants seront associés à la réalisation de ce parc ». Enfin, une délibération qui a suscité l’adhésion de l’opposition concerne la vie culturelle de Dreux. Fouzia Kamal, adjointe à la culture, a exprimé sa satisfaction de voir le « doublement du budget alloué à la culture. Le secteur culturel a été sous-investi ces dernières années. Nous devons faire un gros travail de rattrapage. Peut-on laisser nos sites patrimoniaux inlassablement se détériorer à l’instar du beffroi dont un bloc entier a manqué de s’effondrer, il y a 2 mois ? Peut-on se contenter de regarder inexorablement vieillir nos bâtiments publics dans une ville dont près de 50 % des habitants ont moins de 30 ans ? Chaque euro dépensé devra servir la quête d’excellence et de qualité ». Maxime David a lancé : « On ne peut que souscrire à ce projet ». Et le socialiste Valentino Gambuto s’est dit attendre la concrétisation de ces bonnes intentions.




Annie Duval-Petrix
03/12/2020