Les étudiants du lycée Horti-Pôle votent pour le Prix Liberté


Depuis trois ans, le Prix Liberté invite les jeunes âgés de 15 à 25 ans, des régions françaises et de l’international à mettre en avant une personnalité ou une association engagée dans un combat récent et exemplaire en faveur de la liberté. 

À Évreux, les étudiants en BTS1 du lycée Horti-Pôle participent à ce projet pour la première fois. Par petits groupes, ils ont réfléchi à la désignation d’une personne ou d’une organisation. Suite à cela, ils ont présenté mercredi 6 janvier, leurs sélections à leurs homologues de BTS2 puis ont procédé à un vote. Proposé par la Région Normandie et mis en œuvre par l’Institut International des droits de l’Homme et de la paix, le prix Liberté se déroule en trois étapes. Jusqu’au 18 janvier, proposition de personnes et organisations, puis annonce du jury international de ses délibérations le 13 février avec une sélection de trois finalistes. Enfin, un vote en ligne entre le 5 mars et le 25 avril pour l’élection du lauréat. « 25 jeunes se réuniront au mémorial de Caen et procéderont à la remise du trophée en présence du lauréat » souligne la professeur documentaliste de l’établissement, Isabelle Ciron. « Caen n’est pas un hasard, c’est en hommage à tous les soldats qui se sont engagés au péril de leur vie et ont débarqué le 6 juin 1944 sur les plages normandes ». Les étudiants ont donc dû relever le challenge suivant : convaincre l’assemblée de voter pour la personne choisie. Gary et Raphaël ont mis en lumière le parcours de Germain Rukuki, défenseur des droits de l’Homme burundais. « Son combat, l’abolition de la peine de mort et de la torture, la lutte contre les violences faites aux femmes » explique le binôme. « Il a été condamné à 32 ans de prison et a été reconnu coupable de nombreuses accusations absurdes juste pour le faire taire ». À leur tour, Quentin, Solène et Élise ont détaillé les actions militantes de la française Assa Traoré, sœur d’Adama Traoré, mort après son interpellation par les gendarmes. « Son combat est d’expliquer les discriminations et les inégalités envers les gens de couleur, il s’élargit à la dénonciation des bavures policières en général ». Enfin, Jordan a exposé l’association MaMaMa, créée durant le confinement au profit des mères isolées et familles en précarité afin de subvenir aux besoins essentiels des nourrissons. Cette dernière a réuni la majorité des suffrages, charge au groupe maintenant de préparer un exposé argumenté avant de l’envoyer le 18 janvier.



Aurélie Bourgeaux
13/01/2021