Évreux : c’est parti pour la campagne de vaccination


Arrivées le 5 janvier au Centre Hospitalier Eure-Seine, les premières doses de vaccin lancent le top départ de la campagne de vaccination contre la COVID-19. Pour répondre aux demandes ministérielles sollicitant l’accélération de sa mise en œuvre, l’équipe du CHES est sur le pied de guerre, mobilisant le maximum de personnel. 

Pour ouvrir le plus de plages de consultations possibles, toutes les ressources internes au CHES sont réunies, composées pour chaque injection, d’un binôme médecin-infirmier. « Nous établissons des listes de médecins généralistes volontaires, des médecins à la retraite viennent également nous épauler » observe le docteur Etienne Hili. Le public ciblé par cette vaccination évolue au jour le jour. « L’objectif est de proposer des systèmes de rendez-vous facilités, une plateforme Doctolib est opérationnelle pour les sites d’Évreux, Vernon, Gisors, Verneuil et Bernay à destination des professionnels de santé de plus de 50 ans ou à risque de formes graves de COVID-19 », indique le docteur Hili. « Elle s’adresse aux professionnels de santé, aides à domicile, pompiers et ambulanciers de plus de 50 ans ou présentant des facteurs de risque. Les injections ne se font pour l’instant qu’à l’hôpital du fait de la logistique de conservation du vaccin mais d’autres centres de vaccination en dehors de l’hôpital seront bientôt ouverts à destination d’un public plus large, notamment pour les non professionnels de santé ». Si l’hésitation demeure pour certains quant au bien-fondé de la vaccination, le docteur François Rouger, médecin du travail, voit en cette injection la seule alternative pour une sortie de crise. « En moins d’un an, nous avons déjà un vaccin en notre possession et bientôt plusieurs. Tous les laboratoires pharmaceutiques se sont mobilisés dans la recherche suivant une volonté commerciale et un investissement des États. Ils ont trouvé rapidement le code génétique du virus, le vaccin Pfizer est à ARN messager, qui va déclencher une réponse immunitaire pour que l’organisme puisse se défendre ». Entre le risque d’être infecté au virus et le vaccin, la balance penche, selon le médecin, clairement en faveur de la vaccination. « Dans l’élaboration du vaccin, aucun contrôle n’a manqué, toutes les phases de surveillance ont été respectées, je compte sur l’effet boule de neige des premiers vaccinés pour convaincre les suivants ». 



Aurélie Bourgeaux
13/01/2021