L'AVERN soutient les collégiens du dispositif relais


Les restrictions sanitaires empêchent un grand nombre d'associations de poursuivre leurs actions depuis bientôt un an. Il y en a tout de même qui résistent, comme l'AVERN qui s'investit auprès des collégiens. 

Il va encore falloir être patient avant d'assister à nouveau à une conférence ou à une projection, organisée par l'Association Vie Environnement Respect Nature. Quelques sorties en forêt sont toujours proposées par petits groupes et en attendant des projets se mettent en place. En ce moment, c'est au collège Nicolas Robert de Vernouillet que l'association est en activité. Germaine Fraudin, présidente de l'AVERN, a été contactée par Gaëlle Linzin, coordinatrice du dispositif relais de Dreux au sein de l'établissement. Grâce à ce dispositif, la coordinatrice accompagne des collégiens en difficulté pendant six semaines afin de les remettre dans la bonne voie et ainsi leur éviter un renvoi définitif. « Nous sommes en quelque sorte l'école de la dernière chance » ajoute-t-elle. Actuellement, elle est en charge de trois élèves, de trois établissements différents et a axé une partie de leur programme sur le développement durable. C'est ainsi que l'AVERN a été intégrée, afin de mettre en place plusieurs séances d'atelier bois avec Thierry Delepine, qui intervient régulièrement avec l'association. Durant ces séances, les élèves vont apprendre à construire une serre en bois qui ira ensuite dans le jardin du collège. L'AVERN offre également deux pommiers bio à l'établissement, qui seront plantés en février, si le temps le permet. Pendant cette même période, quarante arbres fruitiers seront, eux, plantés dans le quartier Dunant-Kennedy à Dreux. « Les activités manuelles comme celles-ci sont un bon moyen de leur redonner confiance en eux. Ils ne se croient pas toujours capables, puis quand on leur montre, on leur explique, ils y arrivent » ajoute Germaine Fraudin, très attentive pendant les ateliers. Gaëlle Linzin est, quant à elle, toujours à la recherche de partenaires comme l'AVERN, pour mettre en place des activités. « Beaucoup de choses sont à réapprendre avec eux, le respect notamment. Et s'ils le souhaitent ils ont le droit de prolonger leur expérience au sein du dispositif » conclut la coordinatrice.

 



Charlyne Didelot
20/01/2021