Nombre insuffisant de vaccins dans le Drouais


Le centre territorial de vaccination Dreux-Vernouillet, installé au Parc des Expositions, fonctionne depuis lundi 18 janvier. Le nombre insuffisant de doses vaccinales ne permet que 72 vaccinations quotidiennes jusqu’à la fin janvier.

Pierre est heureux. Il va recevoir sa première dose de vaccin Pfizer-BioNtech. « J’ai été vacciné contre la grippe le premier jour de la campagne de vaccination, je reçois ma première dose de vaccin contre la Covid-19 aujourd’hui, deuxième jour de celle-ci. Le rendez-vous est pris pour la deuxième piqûre. J’étais très impatient de me faire vacciner », confie-t-il en relevant sa manche pendant que le docteur Frédéric Brissé s’empare de la seringue. L’ambiance est sereine et conviviale dans le vaste hall du Parc des Expositions. Les personnes âgées, de plus de 75 ans ou porteurs de comorbidité, arrivent les uns après les autres selon une cadence bien établie. Accueil par les jeunes de la Mission Locale, les agents de la ville et le personnel de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie pour la saisie des données des patients puis entrée dans l’une des tentes blanches pour y recevoir le vaccin. Un petit temps d’attente de quinze minutes pour voir si tout va bien et l’affaire est terminée. En ce mardi matin, le docteur Frédéric Brissé et deux infirmières se chargent des injections. « Hier, nous avons reçu 4.260 appels d’habitants de l’agglomération pour prendre des rendez-vous sur notre plateforme du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) qui est gérée par 5 agents de Dreux et Vernouillet », explique Mounir Chakkar, adjoint au maire en charge des solidarités et du CCAS.   « Nous avons détecté entre 500 et 600 appels d’habitants de la région parisienne qui avaient pris rendez-vous par le biais de la plateforme Doctolib. Ces appels ont été rejetés car ce centre de vaccination est réservé aux 8.000 personnes de plus de 75 ans de l’agglomération », précise l’élu. La vaccination des personnes résidents en EHPAD sont pris en charge par l’ARS (Agence Régionale de Santé), par contre la résidence de la Vaumonnaie relève de la municipalité drouaise. « Si des rendez-vous ont été reportés, c’est dû au nombre insuffisant de doses de vaccins. Nous voulons pouvoir assurer la vaccination jusqu’à la fin janvier. Nous avions prévu 150 injections par jour mais nous avons dû revoir à la baisse cet objectif et n’en accepter que 72 », explique Mounir Ckakkar. Présent ce matin sur son jour de repos, le docteur Frédéric Brissé ne cache pas son inquiétude : « On ne pourra pas tenir indéfiniment comme ça. La campagne va durer plusieurs mois. Aujourd’hui, c’est mon jour de repos et les enfants sont à l’école. C’était un créneau pour moi, mais l’idéal serait que les maisons médicales et les médecins dans leurs cabinets puissent vacciner. Nous sommes éparpillés sur le territoire, nous formons un réseau c’est plus facile que de faire venir les gens dans un même endroit.  Dans nos cabinets ou maisons médicales à plusieurs médecins et infirmières, nous accueillons environ 200 à 300 personnes par jour. Si on nous donne les vaccins et s’il y en a assez, il n’y aura pas de problèmes, reste celui de la conservation », confie le médecin.



Annie Duval-Petrix
20/01/2021