Micheline Larson, une bénévole VMEH


Responsable coordinatrice de l’association VMEH (Visites des Malades dans les Établissements Hospitaliers) à l’EHPAD de Houdan, Micheline Larson s’adapte aux contraintes de la pandémie tout en recherchant des bénévoles pour la reprise des visites.

« L’association, l’Œuvre de la Visite des Malades dans les Hôpitaux (OVMH) a été créée en 1634 à l’Hôtel-Dieu de Paris. Elle a poursuivi son activité jusqu’en 1791. De 1791 à 1801, l’association interrompt son activité à cause de la révolution. En 1801, l’activité reprend sur de nouvelles bases posées par madame de Saisseval. En 1933, l’association est agréée par l’assistance publique de Paris sous la loi 1901 », rappelle Micheline Larson. L’OVMH s’étant sur toute la France, devient apolitique et non confessionnelle et prend le nom de VMEH en 1953. Elle est reconnue d’utilité publique en 2007 et compte à ce jour 8.000 bénévoles. Micheline Larson est bénévole depuis 22 ans. À l’hôpital de Houdan, elle est responsable coordinatrice de seize bénévoles au sein de l’association VMEH. « Les visites ont lieu mercredi après-midi. Elles ont pour but d’apporter une présence amicale et chaleureuse, d’atténuer l’isolement, de redonner confiance et espoir aux malades et de les distraire. Avant de prendre leur activité, les bénévoles bénéficient d’une formation de deux mois », indique Micheline Larson. Actuellement, les visites sont réglementées et ne sont autorisées qu’aux familles. « J’assure une présence à l’EHPAD pour encadrer les visites dans le respect des gestes barrières. Les visites se font sur rendez-vous avec la signature d’un registre, la désinfection des mains et le remplissage d’un questionnaire. Elles durent une heure. La famille se charge ensuite de désinfecter les lieux. Nous disposons de trois salles de visites sur le bâtiment Vivaldi et trois sur La Roseraie plus une salle plus grande où l’on peut accueillir des familles avec enfants. Les familles des résidents doivent nous confier tout ce qu’ils apportent : linge, gâteaux…nous les gardons 48 heures afin de les décontaminer avant de les donner à leur destinataire », poursuit Micheline Larson.



Annie Duval-Petrix
02/02/2021