Portes ouvertes à l’Institut de Formation des Professions Paramédicales de Dreux


Anne Leclercq, vice-présidente de la région déléguée à la Santé aux Formations sanitaires et sociales, et Valentino Gambuto, conseiller régional, ont rendu visite aux élèves infirmiers et aides-soignants à l’occasion des portes ouvertes de l’Institut de Formation des Professions Paramédicales René Tostivint.

L’Institut de Formation des Professions Paramédicales René Tostivint (IFPP Dreux) organisait, samedi 6 février, sa journée portes ouvertes. Une manifestation destinée à faire découvrir les formations proposées par l’institut. Etienne Lesecq, directeur de l’établissement, et son équipe avaient mis tout en œuvre pour que cette journée se passe en présentiel. Un heureux hasard a fait se rencontrer les élus de la Région et Hugo Montamat, directeur de l’hôpital de Dreux. « La Région Centre-Val de Loire investit dans la création de maisons pluridisciplinaires et dans l’organisation du territoire autour du concept ville-hôpital en accompagnant la pluridisciplinarité. C’est une manière de travailler qui permet plus d’accès aux soins. Nous sommes la première région à salarier des médecins », indiquait Anne Leclercq. Les efforts de l’année 2020 commencent à se concrétiser avec l’universitarisation des formations d’infirmiers mais aussi avec la seule école de kinésithérapeute de la Région, intégrée à l’université d’Orléans. « Notre ambition pour 2025 est d’augmenter de 25 % le nombre d’infirmiers et d’aides-soignants. Nous continuons à recruter par Parcoursup. Pendant la crise sanitaire, tous les instituts se sont mobilisés dès la rentrée 2020, comme celui de Dreux », expliquait Anne Leclercq. « Notre difficulté reste les stages. Nous travaillons avec la région pour voir comment optimiser la mobilisation des professionnels pour les stages de nos élèves. La formation d’aide-soignant attend une nouvelle réglementation plus longue avec des stages plus longs », remarquait Etienne Lesecq. « L’une de mes préoccupations est de trouver des infirmiers pour travailler en EHPAD. La promotion des carrières pour s’occuper des personnes âgées est un enjeu pour notre société, confiait Hugo Montamat. Nous avons 10 % d’absentéisme à cause de la Covid et de la fatigue à l’hôpital alors qu’habituellement, on a 7 à 8 % et entre 12 à 14 % dans les EHPAD. Comme l’an dernier, je continuerai à demander à ce que les élèves viennent nous aider car notre rôle est d’apporter un service de qualité aux patients et nos personnels sont épuisés. On en est à la troisième vague de hausse du coronavirus, par chance à Dreux on ne la voit pas. En accord avec l’ARS, je redemanderai des élèves si le besoin s’en fait sentir ». Anne Leclerq ajoutait : « Si on veut avoir de bons professionnels à la sortie de leurs études en juin, il faut aussi leur permettre de finaliser leur formation. Même si bien entendu ces stages font partie de la formation, c’est un équilibre à trouver entre l’hôpital et l’institut de formation ». Et Etienne Lesecq de confirmer : « un travail est fait en amont pour déceler les besoins de l’hôpital et pour identifier les étudiants en capacité d’apporter une aide, de les prévenir à l’avance. Je n’ai rencontré aucun refus de la part des étudiants. On a anticipé pour qu’ils sachent que de cette période à mi-mai ils peuvent être mobilisés pour une semaine sur quinze. Pour les deuxièmes années, nous avons un suivi tout particulier. Les aides-soignants sont mobilisés à l’hôpital pour le bionettoyage avec pour mission de décontaminer les couloirs de circulation et ils sont soutenus par l’équipe pédagogique. Ces interventions sont instituées sous forme de vacations ». Le responsable se félicite de l’accompagnement de la Région Centre-Val de Loire et des décisions prises en faveur des étudiants. « Il y a aussi les conditions de travail par manque de personnel avec le sentiment de ne pas faire leur travail comme ils le devraient », confie Valentino Gambuto. Hugo Montamat a rappelé l’important déficit de personnel dans les EHPAD de France avec une charge de travail considérable.



Annie Duval-Petrix
17/02/2021