Évreux : le transfert du Conservatoire a fait débat


Installé dans le Couvent des Capucins, le Conservatoire à Rayonnement Départemental va être transféré dans l’ancienne école Notre-Dame. Une opération lourde et complexe.

La Direction du Conservatoire et de la Culture a réalisé une étude de faisabilité. Le Couvent des Capucins accueille le Conservatoire avec les contraintes qui sont celles d’un bâtiment historique. Le bâtiment Notre-Dame offre de meilleures possibilités avec des salles plus vastes pouvant accueillir davantage d‘élèves et l’accessibilité aux personnes handicapées. Il sera possible d’y installer un auditorium et une salle de danse et la proximité avec la gare constituerait un pôle générateur de flux. « Le dossier a été présenté récemment à la conférence des maires et a été adopté. Cette structure est unique dans le département et pour qu’elle conserve son label, elle doit remplir certaines contraintes » a précisé Xavier Hubert, vice-président de l’EPN, en charge de l’aménagement du territoire. Le coût provisoire de l’opération s’élève à 18,5 millions d’euros. Guillaume Rouger, conseiller d’opposition, considère « que le bâtiment n’est pas adapté aux pratiques actuelles et qu’un tel projet méritait mieux qu’un débat à la va-vite. Nous pouvions faire mieux et pour beaucoup moins cher ! », citant l’exemple du Conservatoire de la ville de Rennes, moins coûteux selon lui. Timour Veyri, conseiller d’opposition, s’est dit « très attentif aux deniers publics », avant de dire, comme Guillaume Rouger, « qu’il était urgent d’attendre et de retravailler ce projet, dans la sérénité et la concertation ». Sylvain Boreggio, 1er vice-président en charge des grands projets, considère quant à lui « qu’il faut avancer », sous peine de perdre la labellisation qui se termine en 2021 et qui est indispensable au rayonnement du Conservatoire. « Le nouveau site permettra d’accueillir de nouveaux élèves. Si l’espace de Notre-Dame a été retenu, c’est aussi parce qu’il était possible d’y installer un auditorium et la salle de danse. S’agissant des enseignants, ils viennent pour 90 % de la Région Parisienne et la proximité de la gare est essentielle pour eux » précise Sylvain Boreggio. Bruno Groizeleau, vice-président en charge des finances, a donné des précisions sur le coût du projet. « Sur les 18 millions prévus, il y avait 6 millions de remise en état, quel que soit le projet. On parle donc d’une enveloppe de 12 millions d’euros, sur lesquels on peut espérer des subventions, à hauteur de 50 à 60 % ».



Louis Leprêtre
24/02/2021