Les échecs sous les feux de la rampe grâce au « jeu de la dame »


Depuis la diffusion de la série américaine « le jeu de la dame » sur Netflix, les échecs connaissent un réel engouement. Adaptée du roman éponyme de Walter Travis, l’action se situe dans les années 1950-1960 et retrace l’ascension fulgurante d’une orpheline du Kentucky, Beth Harmon dans l’univers des échecs dominé par les hommes.

Cette passion s’est accentuée lors de la diffusion de la série, alors que les échecs avaient déjà bénéficié d’une embellie phénoménale durant le confinement avec une flambée des inscriptions sur les sites de jeux en ligne. Ferveur retrouvée également sous les sapins où de nombreux échiquiers ont trouvé leur place auprès des cadeaux de Noël. Répercussion ressentie au club d’échecs Évreux Gambit Club, section de l’Association Familiale d’Évreux (AFE) où cette affection pour ce sport cérébral a déclenché des appels. Malheureusement, au vu des mesures liées au Covid, le club ne fonctionne que sur les sites en ligne ou lors de cours donnés en visio. « On a dû refuser les demandes d’adhésion suite à ces appels, nous espérons retrouver cette ferveur en septembre » indique Kevin Cassiau, président du club ébroïcien. « Malgré une baisse du nombre de licenciés liée au Covid principalement, nous dénombrons 8 jeunes inscrits de 8 à 20 ans et 7 adultes ». Baigné dans les échecs depuis ses 5 ans avec son père et son grand-père, Kevin est un vrai passionné. « Je me suis inscrit au club à 14 ans, ce que j’aime dans ce jeu, c’est l’esprit de compétition, la réflexion, la concentration et le développement de stratégies ». Accessibles aussi aux débutants, « au club, nous apprenons à jouer à ceux qui ne maîtrisent pas le jeu. Tout d’abord, on apprend les règles de déplacements, le but du jeu, le sens de l’échec et mat. Puis nous faisons quelques parties pour nous familiariser, ensuite on travaille les ouvertures, les différents tableaux de mat, on développe des stratégies et on apprend à baser son jeu sur le positionnement du jeu adverse ». Licencié à Évreux, Victor Tavares-Ribeiro, 8 ans est champion de Normandie en catégorie mini-poussin et a terminé 7ème chez les poussins des championnats de France joués en virtuel. « Je lui ai appris les bases à l’âge de 5 ans, explique son papa, il est inscrit au club depuis ses 6 ans ». Privé de jeu en présentiel, Victor poursuit son apprentissage en virtuel. « Je joue sur internet, je revois mes parties avec Kevin et je profite aussi des cours en ligne, donnés par un entraineur de la ligue de Normandie ». Futur Beth Harmon ?



Aurélie Bourgeaux
24/02/2021