Covid-19 : un coup d’accélérateur pour la vaccination


Démarrée de façon un peu compliquée, la campagne de vaccination monte en puissance, à Évreux comme sur le territoire communautaire de l’EPN.

À Évreux, le centre de vaccination, installé dans la Halle des expositions, fonctionne avec un rythme quotidien supérieur à 120 vaccinations et une nouvelle ligne a été ouverte lundi 22 février. « Le médico-bus va entrer dans le dispositif jeudi 25 février et se rendra dans un premier temps à Bois-le-Roy, le 25 février, puis dans trois autres communes du territoire. Cette vaccination presque « à domicile », était très attendue par les aînés » annonce Guy Lefrand, médecin et président de l’EPN. Un dispositif nouveau qui satisfait pleinement Franck Bernard, maire de Saint-André-de-l’Eure. « Nous avons plus de 400 personnes inscrites en mairie pour se faire vacciner, résidant à Saint-André ou dans les communes environnantes. Toutes celles qui se feront vacciner dans leur propre commune diminueront d’autant le nombre de vaccinations dans notre ville » souligne le maire. Après un premier report dû au manque de doses, le centre de vaccination de Saint-André-de-l’Eure va finalement ouvrir ses portes lundi 1er mars, dans la vaste salle du Clos Mulot, aménagée pour la circonstance. « Ces vaccinations sont destinées pour l’instant aux personnes âgées de plus de 75 ans, ou celles souffrant de pathologies graves. L’action va s’étaler sur plusieurs semaines, sans doute plusieurs mois. Nous pouvons compter sur la participation de 17 médecins et 23 infirmières, qui interviendront bénévolement » a précisé le docteur Francis Le Bail, médecin et conseiller municipal de Saint-André-de-l’Eure, qui a réussi à mobiliser ses confrères et ses amis pour assurer les vaccinations dans de bonnes conditions, avec l’aide de la municipalité. Nadine Esnard, infirmière référente, aura la charge de l’organisation de la campagne de vaccination. Elle devait organiser une réunion préalable, regroupant les professionnels de santé, avant le début des vaccinations. « Notre liste de 400 réservations a été prise en compte et nous avons reçu un échéancier qui nous permet de nous organiser. Nous aurons 68 doses pour la semaine du 1er mars, 127 pour celle du 15 mars et cela devrait augmenter progressivement. L’Agence Régionale de Santé (ARS) nous a précisé que ces allocations étaient distinctes des rendez-vous de seconde injection, déjà programmés » détaille Franck Bernard. « Peu importe que le départ ait été un peu laborieux. Il faut maintenant aller tous dans le même sens pour réussir la campagne de vaccination. C’est essentiel » confiait, samedi 20 février, Nadine Esnard. 



Louis Leprêtre
24/02/2021