C’est l’heure de la taille à l’Écomusée des Vignerons


Le bruit sec des sécateurs résonne dans la cour de l’Écomusée des Vignerons et Artisans Drouais. Malgré le vent glacial de ce vendredi de mars, les bénévoles de l’association Flora Gallica sont à pied d’œuvre pour la taille de printemps des pieds de vignes.

Si le musée d’art et d’histoire de Dreux retrace la grande histoire de notre ville tout comme la Chapelle Royale ou le Beffroi, l’Écomusée des Vignerons retrace l’histoire de ses habitants, de ses métiers et de ses traditions. Il y avait des vignes en terre drouaise, le vin est le sang de la vigne et l’ADN de notre terroir. Même si le breuvage issu du Clos Saint-Thibault est loin d’être un grand cru, il est le fruit de la volonté d’une poignée de bénévoles de transmettre les us et coutumes d’un territoire, d’en rappeler ses racines tout en offrant une image attrayante de la ville. La sauvegarde d’un patrimoine et la transmission du savoir par le biais de la formation sont, depuis sa création en 1987, les deux axes principaux de l’association Flora Gallica, présidée par François Fillon. « Nous taillons les pieds de vignes qui nous ont été offerts en 1992 par nos villes jumelles Evesham en Angleterre, Melsungen et Bautzen en Allemagne, Todi en Italie, Koudougou au Burkina Faso et plus récemment Almeirim au Portugal », indique le président. Malgré les années qui passent, les membres de Flora Gallica et du comité de jumelage, présidé par Elisabeth Arnault, offrent toujours la même dynamique et le même espoir de voir perdurer leurs actions. « Le musée est fermé au public mais l’entretien de la vigne doit se faire pour les 18 pieds de vigne de la cour mais aussi les 900 pieds de vigne plantés au-dessus du musée, au Clos Saint-Thibault, près du Parc Louis-Philippe. Ce sont désormais les jardiniers du service des espaces verts qui s’en chargent. C’était une promesse de l’ancien maire, Gérard Hamel », explique François Fillon. L’inquiétude pointe à l’horizon : « notre association fonctionne grâce à la formation de stagiaires. Nous recrutons des jeunes en Parcours Emploi Compétences, comme Ludivine qui souhaite passer un BTS en alternance, ou via Cap’Asso, comme Aurélien, jeune drouais actuellement en chômage partiel suite à la fermeture du musée. Notre demande de subvention de 39.000 € se divise en deux parties : 20.000 € pour les besoins de l’association, du musée et le paiement de notre stagiaire (7.000 € pour l’année, pour 20 heures de travail hebdomadaire) et 19.000 € pour les salaires de notre employé de Cap’Asso. Seule la première partie nous a été allouée, nous craignons de ne plus pouvoir encadrer de stagiaires alors que nous souhaitions recruter trois ou quatre jeunes dans le cadre du plan ‘‘1 jeune, 1 solution’’ lancé par l’État et relayé par la Mission Locale de Dreux. Un plan efficace dont la millième signature drouaise a été célébrée il y a quelques jours par Françoise Souliman, préfet d’Eure-et-Loir, et Pierre-Fréderic Billet, maire de Dreux, président de la Mission Locale ». L’Écomusée des Vignerons et Artisans Drouais recèle des trésors qui ne demandent qu’à être mis en valeur pour raviver la mémoire des gens du cru et attiser la curiosité des touristes.

02 37 42 62 81
ecomusee.dreux@gmail.com 

 



Annie Duval-Pétrix
01/04/2021