La friche De Maville se transforme en éco-quartier


La friche industrielle de l’ancienne usine De Maville, réputée pour ses bougies et décorations de Noël, est en cours de réhabilitation pour faire place à la ZAC du square. Un ensemble d’habitations, une école et un poumon vert y seront bientôt implantés.

Situé boulevard Jean-Jaurès à Dreux, l’ex-usine De Maville est en passe d’être démolie et désamiantée. Les pelleteuses de la société Eiffage sont à l’œuvre. La démolition devrait être terminée au mois de mai. « L’ensemble des matériaux seront récupérés et réutilisés sur place. « On réutilise le patrimoine existant. Les 12.500 tonnes de gravats dont 8.000 tonnes de béton serviront à faire la nouvelle voirie et les 3.000 tonnes de terre excavées serviront à l’aménagement d’un espace végétalisé d’un hectare au centre du futur quartier », explique Stéphane Le Guirriec, directeur général de l’entreprise Agyre spécialisée dans l’économie circulaire. « Cela évite le va et vient de près de 600 camions sur les routes », confirme Damien Bonnet, chef de projet à la Saedel (Société d’Aménagement et d’Équipement du département d’Eure-et-Loir), opérateur économique pour la ville de Dreux sur l’ensemble de la ZAC du Square qui s’étend sur 5 hectares. À terme la ZAC comprendra 350 logements et un hectare d’espace végétalisé. « Ce projet avait été voté en conseil municipal en 2010. Après de longues procédures, le projet peut enfin démarrer », indique Pierre-Frédéric Billet, maire de Dreux. L’opération coûtera 11 millions d’euros dont 5,2 millions d’effort de la collectivité. Ce projet va mixer du logement, des équipements publics et du commerce. Le maire tient à rassurer les riverains du boulevard Jean-Jaurès. « À la place du bâtiment Demaville sera implanté un groupe scolaire de plain-pied d’une quinzaine de classes de maternelle et primaire. Les écoles Victor-Hugo et Saint-Martin du centre-ville n’offrent plus de bonnes conditions d’accueil. La carte scolaire sera redistribuée. La rentrée est prévue pour 2024 ». Pour le reste du boulevard, il s’agira de petits collectifs ou des pavillons en harmonie avec le groupe scolaire. « C’est un signal très fort que nous envoyons aux riverains du boulevard Jean-Jaurès. On tient à une cohérence urbaine et une harmonie pour rassurer les habitants du quartier », précise le maire.



Annie Duval-Pétrix
01/04/2021