Vaccination, tarif des cimetières et bons d’achat à l’ordre du jour


Covid-19 oblige, le conseil municipal était réuni lundi 29 mars dans la salle du conseil d’Agglomération. La validité des bons d’achat, le tarif des concessions au cimetière, la nomination d’un DGS unique Évreux / EPN étaient à l’ordre du jour.

Réunis une nouvelle fois lundi à l’Hôtel d’Agglomération en raison de la Covid-19, les élus Ebroïciens ont voté la charte de l’achat public local de végétaux. « La municipalité pourra désormais acheter et privilégier les pépiniéristes locaux, plutôt que d’acheter aux Pays Bas » a précisé Nicolas Gavard-Gongallud adjoint au maire et porteur du projet. Isabelle Colin, conseillère municipale d’opposition, a rappelé que le territoire était doté d’une production horticole de qualité. « Cette charte sera un atout économique pour cette filière » a-t-elle assuré. Les élus ont également voté l’augmentation des tarifs des cimetières. « La taxe funéraire perçue par les communes a été supprimée définitivement par le Parlement en 2020. Cette augmentation permettra de compenser en partie cette perte de recettes, évaluée à 82 500 € pour 2021 » a expliqué France Bariller, adjointe au maire en charge des affaires générales. Une décision que conteste Guillaume Rouger, conseiller d’opposition (Évreux Avance), jugeant « qu’il n’était pas opportun de voter l’augmentation des tarifs, dans la période que nous vivons », et proposant que cette augmentation soit reportée après la crise sanitaire. Une proposition qui n’a pas été retenue. « L’État supprime une taxe qui ne le concerne pas. Le choix a été fait et je l’ai validé. Nous assumons de compenser ce que l’État nous vole » a indiqué Guy Lefrand, maire de la ville. L’augmentation est de 49 € pour une concession de 15 ans, de 155 € pour 30 ans et 579 € pour 50 ans. Dans un tout autre domaine, une prolongation de la validité des bons d’achat destinés à soutenir le commerce local a été votée. « Nous avions prévu que ces bons puissent accompagner les commerçants touchés par une fermeture administrative jusqu’au 31 mars. La pandémie ne diminuant pas, nous avons décidé de proroger la date de validation de ces bons au 30 juin prochain. Nous réfléchissons à de nouvelles mesures de soutien pour le commerce local » a précisé Guy Lefrand. Selon le maire, la distribution de ces bons d’achat offerts aux habitants a entrainé 270 000 € d’achats dans les commerces, représentant entre 750 000 et 1 million d’euros de recettes supplémentaires pour les commerçants. Une autre délibération portait sur la mutualisation des services. « Le temps est venu pour nous d’avoir une chaine de commandement totalement unifiée » a annoncé le maire. Une décision qui entraine la disparition d’un directeur général des services (DGS). Le 3 mai prochain, le DGS de la ville d’Évreux et celui de l’EPN laisseront leur place à un seul DGS mutualisé. « Les services et les élus sont prêts » a assuré Guy Lefrand, soulignant au passage les économies réalisées avec la suppression d’un poste de DGS. Guillaume Rouger a dit son opposition à cette nouvelle organisation : « Il s’agit de deux collectivités distinctes, avec des élus, des compétences et des ressources différentes. Une gouvernance distincte était saine » a-t-il assuré, relayé par Philippe Guillem, conseiller d’opposition (Évreux Ensemble) qui voit dans cette décision une « concentration des pouvoirs ». Guy Lefrand a également fait le point sur le centre de vaccination installé dans la Halle des Expositions. « Depuis son ouverture en janvier dernier, le centre de vaccination a coûté plus de 53 000 € à la ville. L’État ne compense plus, comme il le faisait pour la grippe H1N1. Aujourd’hui, ce sont les collectivités qui organisent » a souligné le maire, qui a également pointé les retards de vaccination, avec 350 doses livrées durant la semaine écoulée, contre 550 en moyenne. 

 



Louis Lepretre
07/04/2021