La permaculture, conseils et principes de base pour jardiner autrement


Les Français jardinent de plus en plus, ce constat s’est accentué depuis la crise sanitaire. Entre le couvre-feu et les différents confinements, nombreux sont ceux à décider de consommer plus sain, local et de qualité. 

Si le mois d’avril est idéal pour la préparation du sol et des semis, c’est également le moment privilégié pour créer son jardin et se lancer dans un jardinage écoresponsable en suivant les préceptes de la permaculture. S’appuyant sur l’observation des écosystèmes naturels, la permaculture s’applique au jardinage afin de respecter un usage éthique de la Terre, en l’absence d’utilisation d’insecticides, de pesticides et de privilégier le recyclage de l’énergie des nutriments ainsi que de l’eau. Pour nous aider à désamorcer les secrets de ce jardinage à la fois ancestral et innovant, nous avons rencontré un ami de la nature ébroïcien qui a bien voulu partager ses connaissances sur le sujet. « Il faut prendre le temps d’observer le relief du terrain ainsi que la structure du sol et donc prendre en compte le sol vivant que l’on ne va pas retourner. On va juste l’aérer avec une fourche ou une grelinette. Nous débarrasserons du sol les herbes qui gêneront la pousse des plantes potagères, les autres resteront ». À cette époque de l’année, le jardin a déjà été utilisé pour mettre en pleine terre les oignons, les échalotes voire l’ail. C’est le moment de mettre les semis de variété hâtives telles que les carottes, persil, radis, diverses variétés de choux… sous serre, châssis, tunnels.  Il est également possible d’y mettre les semis de tomates et de cucurbitacées en godets éventuellement. « Ces diverses plantations à l’abri doivent être maintenues à un certain degré d’humidité » explique le jardinier. « Il est préférable de privilégier les graines d’origine bio. Le principe de la permaculture est d’arroser le moins possible, et pour cela, il est conseillé de pailler son terrain. Cette méthode limite la pousse d’herbes et ça maintient l’humidité pour éviter le gaspillage d’eau ». Quid du compostage ? « Pour le faire de façon correcte, on superpose différentes couches, restes de légumes, feuilles, branchages, paille, tonte… en maintenant une bonne aération et une légère humidité. Mélangé à la terre existante, le compost apportera des nutriments à celle-ci ». Si la permaculture nécessite de s’occuper quotidiennement de son jardin, la récolte de fruits et légumes sains, nutritifs et savoureux égaieront les assiettes. Cultiver en s’appuyant pleinement sur la nature, telle est la belle recette de la permaculture.



Aurélie Bourgeaux
07/04/2021