Des dons en nature pour l’épicerie sociale


L’épicerie sociale de Dreux a reçu un don de produits de première nécessité offerts par l’entreprise AEDS BD Fixations grâce à la taxe obligeant les entreprises à embaucher des travailleurs handicapés.

300 masques pour enfants et 300 pour adultes, 150 gels douche avec le logo de la mairie de Dreux, des bidons de lessive liquide et produits vaisselle en vrac, 125 litres de gel hydroalcoolique et shampooing vont être distribués aux bénéficiaires de l’épicerie sociale de Dreux. « Ces produits ont été offerts par l’entreprise drouaise AEDS BD Fixations via la taxe que payent les entreprises qui n’embauchent pas de travailleurs handicapés, explique Mounir Chakkar, adjoint au maire en charge des solidarités. Nous collaborons avec les entreprises adaptées Flavien et GCAT, basées à Lunéville et Décines-Charpieu, près de Lyon. Elles embauchent 80 % de salariés en situation de handicap ». Les produits ont été fabriqués par des personnes en situation de handicap. « Quand les entreprises nous font une commande on peut leur fournir une attestation qui permet de réduire la taxe OETH Agefiph (Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés). La contribution financière est versée par les entreprises privées de 20 salariés et plus dont le taux d'emploi de personnes handicapées est inférieur à 6 %. Cette taxe transformée en dotation de produits profite aux bénéficiaires de l’épicerie sociale. « L’intéressant dans ce dispositif est que cette taxe qui, habituellement tombe dans le pot commun, est utilisée localement. C’est aussi l’occasion de faire un appel aux entreprises pour les inciter à penser à ce dispositif. Le système du vrac permet de sensibiliser les personnes à l’écologie », indique Pierre-Frédéric Billet, maire de Dreux. « Nous ne pouvons pas embaucher de salariés handicapés mais avec ce système, c’est comme si nous y embauchions puisque les produits sont fabriqués par une entreprise adaptée », indique Dominique Naessens, comptable chez AEDS BD Fixations, fabricant de pièces pour l’aéronautique. « Un petit surplus de budget a permis d’offrir une centaine de repas aux bénéficiaires du GIP-Relais Logement », ajoute Mounir Chakkar.



Annie Duval-Petrix
28/04/2021