Daniel Rigourd veille sur Villemeux-sur-Eure depuis 2014


Lors de son premier mandat en 2014, Daniel Rigourd s’était présenté pour faire annuler le projet de construction de 320 logements sociaux dans son village.

« Plus qu’un mauvais souvenir. Nous sommes dans une commune rurale et bourgeoise dont les habitants sont à plus de 80 % propriétaires de leurs maisons. On voulait construire plus de 300 logements dont 140 étaient des immeubles avec des appartements ou logements sociaux ou en accession à la propriété. Nous avons des logements sociaux mais ils ont été faits dans un contexte différent par mon prédécesseur. Notre commune compte trois hameaux : Cherville, le Mesnil Ponceau et Mauzaize. Le hameau de Cherville est prisé par les jeunes couples. Il compte près de 145 habitants dont une dizaine d’enfants scolarisés à Villemeux-sur-Eure. Les hameaux du Mesnil Ponceau et Mauzaize font le charme de la Vallée de l’Eure avec de très jolies propriétés ». L’ancien commissaire du 36 Quai des Orfèvres n’avait jamais pensé se présenter aux élections municipales. « Les projets proposés par l’ancienne municipalité m’ont étonné par leur côté dévastateur pour la commune. Nous avons voulu faire bouger les choses et j’ai été suivi par beaucoup de villemeusiens qui m’ont élu la première fois avec 70 % des suffrages et la deuxième fois avec 83,12 %. En six ans, nous avons changé la commune. Nous avons trouvé une mairie dont les finances étaient saines. Pour nous, l’argent devait servir à investir pour améliorer le quotidien des administrés ». Le premier chantier du maire était la révision du PLU qui incluait certaines zones de Villemeux-sur-Eure en constructibles dont des espaces verts et la place de la gare que le maire veut transformer en parc. « Une partie sera arborée et une autre engazonnée. Avec une allée centrale, ce sera un poumon vert de Villemeux-sur-Eure. On a remis dans le PLU l’espace de la maison Bertheau de 4000 m2 pour y construire notre maison médicale pluridisciplinaire. Nous avons recruté un policier municipal. Il y avait auparavant un garde champêtre dont le poste n’a pas été renouvelé lorsqu’il est parti en retraite. Nous avons la chance d’avoir sept commerces de proximité avec boucherie, boulangerie, supérette, fleuriste, restaurant fast-food, bar-tabac, coiffeuse et pharmacie. Les commerçants étaient exaspérés par le stationnement anarchique et les voitures ventouses. À cela s’ajoutait le stationnement autour du groupe scolaire Hélène-Boucher et les cars qui transportent les collégiens et lycéens. C’était la pagaille ». Daniel Rigourd a décidé d’y mettre un terme. Le policier municipal agit sur les problèmes du voisinage, les accidents de la route, les feux et les dépôts sauvages. « Nous avons créé un parking de 24 places avec une borne électrique. Un centre de loisirs de qualité avec une équipe d’animateurs remarquables. Il n’est pas intégré à l’agglomération. Nous travaillons avec la CAF et l’ASC-Mézières. Nous avons fait des travaux pour le groupe scolaire, les toitures, les chaudières nouvelle génération au gaz, la peinture des murs, la refonte de l’électricité, etc ».
Le centre de secours des pompiers, dont les effectifs étaient de 8 en 2014, travaille désormais en concordance avec Nogent-le-Roi. Les pompiers sont accueillis à l’Arsenal, près de l’église. Le SDIS 28 (Service Départemental d'Incendie et de Secours d'Eure-et-Loir) souhaite construire une caserne. « Nous avons voté l’achat du terrain. Le SDIS 28 construit et entretient le bâtiment. Nous avons une médiathèque qui a été dépoussiérée et revitalisée. Elle fonctionne en collaboration avec la bibliothèque départementale. L’Entreprises REICO, avenue de la Libération, a toujours son siège social ici ainsi que les hangars de stockage aux côtés d’une kyrielle de PME. Des jeunes entreprises se sont installées chez nous, telles que Bouyssou Benoît, maçonnerie-rénovation, EGEP Electricité, Veral Ub Industries, ICS Plomberie-chauffage. Nous avons deux salles des fêtes : la salle Paul-Brière qui a été entièrement rénovée et la salle Dodeman, une ancienne salle de classe ».



Annie Duval-Petrix
12/05/2021