Derrière les murs aide les femmes victimes de violences


Florence Henri vient de créer une association pour apporter un soutien logistique et moral aux femmes victimes de violences conjugales ou intra-familiales. Elle et son équipe attendent un local pour être opérationnelles.

Florence Henri, ex-élue de l’opposition à Vernouillet et Famille d’accueil retraitée, vient de créer l’association Derrière les murs pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales ou intra-familiales. Le bureau est formé avec Brigitte Melot à la vice-présidence, Natacha Kerdudo est trésorière et Aurélie Kerdudo assure le secrétariat. « Une quinzaine de bénévoles sont prêts à rejoindre l’association pour venir en aide aux femmes qui doivent quitter leur domicile conjugal seules ou avec leurs enfants. Nous avons fait une demande à la Ville de Dreux pour avoir un local logistique pour recevoir les femmes qui souhaitent déposer plainte dans un lieu rassurant, qui sera ouvert à la police et à la gendarmerie », explique Florence Henri. La police viendra y recueillir les plaintes pour éviter aux femmes de faire demi-tour devant le commissariat parce que c’est difficile pour elles », poursuit la présidente. L’association leur viendra en aide tout au long du parcours dès le dépôt de plainte, pour avoir un logement dédié par le biais d’Un toit pour toi du Relais GIP ou un logement social. « Nous allons ensuite les accompagner dans leurs démarches administratives. Nous avons besoin de dons pour l’électroménager et les produits de première nécessité dont le lait pour les bébés. Nous avons déjà quelques éléments comme des lits pour enfant. Sur le champ des mobilités, nous essaierons de passer des partenariats avec des taxis et pourquoi pas payer des tickets de bus pour se rendre à des rendez-vous emplois ou médicaux », indique Florence Henri. « Mon projet phare est de créer des accueils familiaux. Des familles qui ont des chambres de libres et qui pourraient accueillir une maman avec ses enfants pour leur offrir un endroit sécurisé le temps de se reconstruire et retrouver de l’autonomie. Les femmes et les enfants pourront bénéficier d’une écoute psychologique. Ce dispositif existe dans certains départements mais pas en Eure-et-Loir. Nous travaillons sur le côté juridique à mettre en place et à la création d’une charte entre les accueillants et les accueillis pour que les choses soient claires. D’autre part, je souhaiterais que les hommes coupables de violences sur les femmes soient équipés de bracelets anti-rapprochement. Ce serait une sécurité et on éviterait les drames que nous venons de connaître ces dernières semaines », ajoute Florence Henri. Un site internet de l’association est en cours de réalisation. « J’attends le local pour démarrer ma mission. Dès que possible, je mettrai en place des permanences dans les mairies de l’Agglomération du Pays de Dreux. Pour recevoir les gens qui ne peuvent pas se déplacer ou voir avec les maires s’il y a des familles en danger qui auraient besoin d’être aidées », assure Florence Henri.

Contact : derrierelesmurs@laposte.net



Annie Duval-Petrix
12/05/2021