Une charte à destination des entreprises du BTP


Mercredi 9 juin dernier, une charte d’engagement en faveur du Bâtiment et des Travaux Publics a été signée entre Pascal Lehongre, Président du Conseil départemental et des représentants du BTP. 

Cette charte financière réaffirme l’engagement et le soutien du Département auprès de ce secteur, impacté par la crise économique actuelle. Étendant de 10 à 30 % le taux d’avance de trésorerie lors de la signature des travaux du marché public, cette initiative devrait permettre aux entreprises une souplesse dans leur comptabilité jusqu’alors très tendue. Très sensible à l’économie locale, le Département est le premier investisseur public de l’Eure. « Nous avons investi un milliard d’euros en travaux sur le mandat » indique Pascal Lehongre. « Sur tous les chantiers générés par le Département, au moins 50 % des lots sont attribués à des entreprises de BTP euroises et près de 90 % à des entreprises normandes ». Saluée par les membres signataires, Jean-Daniel Auvray, président de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, Régis Binet, président de la Fédération régionale des travaux publics et Philippe Bougard, président de la Fédération française du Bâtiment dans l’Eure, la charte renforce le soutien de la collectivité. « Nous sommes conscients du poids du BTP dans l’économie locale et aussi des obstacles rencontrés par les entrepreneurs en matière d’augmentation des coûts des matériaux et des difficultés d’approvisionnement. Notre volonté est d’accompagner ces entreprises pour que les carnets de commandes débordent et qu’en découle de l’emploi, une nécessité pour le département » précise le président du Conseil départemental. Même si cette « avance de trésorerie est un vrai soutien pour la profession » souligne Régis Binet, elle ne palliera pas complètement les « adaptations difficiles dont elle doit faire preuve dans un secteur très structuré, n’offrant aucune souplesse ». Et Philippe Bougard d’ajouter qu’elle « a l’avantage de modérer les difficultés de trésorerie face à la hausse exponentielle des matériaux et à leur pénurie ». Même si la chance du secteur est « d’avoir énormément de travail et d’être donc une filière qui embauche, dans laquelle nous avons besoin de bras et de têtes. Avec de la volonté, du courage et des formations adéquates, on peut avoir des retours positifs sur nos filières ». La rencontre s’est conclue avec un appel à la « bienveillance » du Département quant aux éventuels retards de livraisons de chantiers et aux pénalités associées.



Aurélie Bourgeaux
17/06/2021