Octobre Rose « Ensemble contre le cancer du sein »


Instaurée en 1994, la campagne de sensibilisation sur le cancer du sein est reprise chaque année avec Octobre Rose. À cette occasion, le CHES Eure-Seine se mobilise le 14 octobre avec diverses animations afin de sensibiliser sur le cancer du sein et l’importance du dépistage précoce.

Dès 12h30, les festivités débuteront sur le parking de l’hôpital avec un challenge sportif. Puis à 13h, en partenariat avec la BA105, des parachutistes seront largués depuis un avion militaire dans le champ face à l’hôpital. Une photo souvenir réunissant toutes les personnes ayant participé à cet événement clôturera ce moment où les protagonistes seront vêtus de rose. « Nous proposerons une visite du service de radiologie et du mammographe » indique Lise Dehan, gynécologue-obstétricienne de l’hôpital. « Certaines femmes ont une appréhension de la mammographie et la douleur occasionnée par cet examen. Cette visite permettra de briser une idée reçue en démontrant que c’est plus bénéfique que douloureux ». Des vidéos didactiques seront également diffusées ainsi que des schémas détaillant les techniques d’autopalpation. Campagne nationale de dépistage organisé du cancer du sein, Octobre Rose incite les femmes à faire une mammographie tous les deux ans, dès l’âge de 50 ans. « L’âge moyen d’apparition du cancer du sein est 63 ans, mais nous recommandons aux jeunes femmes dès 20 ans de pratiquer l’autopalpation. Il faut être vigilant aux signes d’alerte, comme l’apparition d’une boule palpable, une rétractation ou un épaississement de la peau, des rougeurs et des veines apparentes, un écoulement du mamelon en dehors de l’allaitement et la peau du mamelon qui change d’aspect soudainement. Si le cancer est pris en charge de manière précoce, il existe 99 % de survie à 5 ans de recul ». Suivant l’initiative des Dr Douysset, Millochau et Dehan, un Institut du Sein a été créé réunissant une équipe pluridisciplinaire à l’hôpital d’Évreux. Proposant chaque jeudi matin une « Journée sein » destinée aux patientes ayant détecté une anomalie suspectant une malignité au sein, des chirurgiens, anesthésistes, gynécologues, oncologues, radiologues, radiothérapeutes et infirmières sont réunis afin d’organiser une prise en charge globale et personnalisée des patientes. Véritable enjeu de santé publique, ce cancer atteint 58 000 patientes par an, rappelons qu’une femme sur 8 risque de développer un cancer du sein. L’information sur le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vies.



Aurélie Bourgeaux
29/09/2021