Benoît Lair, 30 ans de plaisirs chocolatés


Il est arrivé à Dreux à l’occasion de la Saint-Denis en 1991. Benoît Lair passera la main le 11 octobre prochain au lendemain de la Saint-Denis, à Damien Cottot. L’homme aime sa ville d’adoption où il a mené des combats pour préserver le commerce du centre-ville.

Benoît Lair est l’un des plus anciens commerçants du centre-ville. « Je suis arrivé à l’occasion de la fête de la Saint-Denis en 1991. J’ai été séduit par la ville. J’avais quitté Chartres, ma ville natale, où j’avais un poste de responsable marketing des cars Transbeauce. Je voulais changer de l’ambiance des grands groupes ». La rencontre avec le patron de Jeff de Bruges s’est faite au salon de la franchise à Paris. « La franchise, c’est rassurant. On ne peut pas être bons partout ». Dans cette aventure, qui a duré 30 ans, Benoît Lair a trouvé du bonheur et en a donné aux drouais. Un sourire légendaire, une bonne humeur infaillible et toujours un petit chocolat offert sans oublier les 12.000 boules de coco offertes chaque année à la municipalité sur ses propres deniers à l’occasion des Flambarts. Le chocolatier nous a gâtés et ces bonheurs lui ont fait oublier les jours de presse quand, à l’approche des fêtes Pâques et de Noël, l’arrière-boutique regorgeait de marchandises et qu’il ne comptait plus ses heures de travail. L’évolution du commerce du centre-ville lui a toujours tenu à cœur. À peine arrivé, il a créé avec d’autres commerçants, dont la photographe Ghislaine Mureau, l’association de défense et promotion du commerce drouais. « Nous défendions le commerce en centre-ville avant l’implantation des centres commerciaux en périphérie. Nous avions déposé un recours, nous sommes allés jusqu’au conseil d’État. Les projets ont été retardés de presque 10 ans puis nous avons perdu », se souvient le commerçant. Vendredi 1er octobre, les membres de l’UCAD (Union des Commerçants et Artisans du Drouais), présidée par Ludovic Borget, amis et commerçants ont tenu à fêter le départ en retraite de leur confrère. À midi et demi sonnantes dans la Grande-Rue, tous sont venus l’applaudir, sous l’œil ému et surpris du futur retraité qui a promis de passer la main en douceur jusqu’aux fêtes de fin d’année.



Annie Duval-Petrix
07/10/2021