La Fête de la Science souffle ses 30 bougies


Pour sa 30ème édition, la Fête de la Science a mis les petits plats dans les grands en proposant des expériences, ateliers, conférences et expositions aux scientifiques en herbe. 

Un programme assuré par l’IUT d’Évreux et la Manufacture (anciennement la MED) avec le soutien de l’EPN du jeudi 7 au dimanche 10 octobre. Quatre jours de fête à l’IUT mais également hors les murs, la médiathèque Rolland-Plaisance, le pôle de formation UIMM, l’atelier Canopé, le site archéologique de Gisacum et la serre du jardin botanique ont mis la science à l’honneur. Le public a répondu présent ainsi que les scolaires les jeudi et vendredi, ils étaient nombreux à avoir fait le déplacement. « L’ensemble des départements sciences étant situés à l’IUT, cela prend sens de l’organiser ici. Le public peut accéder aux laboratoires, aux ateliers et aux filières technologiques qui sont des lieux sécurisés et donc non visitables. Cela fait découvrir une partie des offres post-bac du territoire car nous accueillons également des établissements scolaires comme les lycées Modeste-Leroy, Augustin-Hébert et Horti-Pôle d’Évreux » indique Cécile Raux, coordinatrice de la Manufacture. Si l’objectif premier est de fêter toutes les sciences, l’idée est aussi de se faire rencontrer différents acteurs de la vie scientifique ébroïcienne, comme les laboratoires de recherche privés, des entreprises et des associations. En nouveauté cette année, la participation de la Musse avec la présence de l’Unité de recherche clinique créée récemment sous l’impulsion du docteur Maxime Gilliaux en lien avec le laboratoire CETAPS de l’Université de Rouen. « Nous sommes présents à la Musse pour mener des expériences sur la rééducation » précise Rita Lenoir, doctorante. Exposant le fruit de ses recherches sur l’intérêt du yoga dans la rééducation de l’AVC au public de la Fête de la Science, elle a fait tester le yoga à celles et ceux qui le souhaitaient. « Le yoga fait souvent l’objet de préjugés, il est bien de se rendre compte de l’intérêt des postures pour se détendre, qu’il contribue au renforcement musculaire et à l’amélioration de l’équilibre ». Son homologue, Maxime Houry fait des recherches depuis deux ans à la Musse sur les troubles musculo-squelettiques de l’épaule chez les travailleurs. « J’élabore des mesures instrumentales des mouvements de l’épaule et le but est d’identifier l’élément qui soit la clé de cette pathologie de l’épaule. Comment extrapoler le résultat de mes recherches sur l’ensemble des professions afin de les soigner et de les prévenir ».



Aurélie Bourgeaux
11/10/2021