La police municipale et la direction du golf animent l’ordre du jour


Le conseil municipal s’est réuni lundi 11 octobre à l’hôtel de ville d’Évreux. Les interpellations des conseillers d’opposition ont suscité une certaine tension, mais toutes les délibérations ont été votées.

 « Pour certains conseillers élus lors des dernières élections municipales, c’est la première fois qu’ils siègent ici, puisque les mesures sanitaires nous le permettent enfin » a souligné Guy Lefrand, maire de la ville. Avant d’entamer l’ordre du jour, Timour Veyri, conseiller d’opposition et chef de file du groupe « Évreux, ensemble », s’est dit surpris par les délibérations du jour. « Nous avons la désagréable impression de passer d’un dossier technique à un autre dossier technique, qui ne passionnent pas forcément nos concitoyens. Il y a là un vide intersidéral par rapport à leurs préoccupations, c’est-à-dire la santé, le travail, l’écologie… » a lancé le conseiller d’opposition. Guy Lefrand s’est empressé de répondre : « je comprends que vous soyez triste. Vous ne pouvez pas nous reprocher de ne pas délibérer sur des compétences qui sont celles de l‘Agglo. Vous cherchez ici une tribune politique et c’est sans doute pour cela que les électeurs Ébroïciens ne vous ont pas fait confiance ». Timour Veyri a également mis sur la table la situation de la police municipale, dont le directeur est convoqué devant le tribunal correctionnel de Rouen, le 25 novembre prochain. « Avez-vous l’intention de prendre les mesures qui s’imposent ? Sa suspension devrait être prise, dans l’intérêt de la ville. Un mouvement de grève est lancé par des gens qui sont sous l’autorité du concerné » a assuré Timour Veyri, sans citer le nom de Ludovic Demée. Guillaume Rouger, conseiller d’opposition, a estimé quant à lui « que l’ensemble des enjeux de sécurité des personnes et des biens devait être assuré avec un encadrement exemplaire ». Guy Lefrand a assuré que les habitants étaient « plus préoccupés par l’insécurité et le trafic de drogue que par l’affaire Demée ». Le maire a rappelé que lui et son équipe avaient développé la police municipale, faisant passer l’effectif de 14 à 30 agents, « une police qui travaille plus, bientôt 24h sur 24, parce que l’État n’assure pas sa mission ». Selon lui, la grève dont il est question est liée à des problèmes salariaux que la municipalité est prête à entendre. S’agissant de Ludovic Demée, Guy Lefrand lui conserve toute sa confiance. « Il se retrouve devant un tribunal, pour avoir été porteur d’une bombe lacrymogène et pour avoir été casqué durant l’épisode des gilets jaunes. Il assurait notre protection à la mairie et à la police municipale, car le préfet de l’époque avait refusé d’envoyer la police » assure le maire, qui a tout de même décidé de le démettre d’une partie de ses fonctions, « pour le protéger et lui permettre de se défendre dans cette affaire totalement injuste, montée pour des raisons politiques et syndicales. J’ai toute confiance en lui et il reste directeur de la sureté et de la prévention ». Le recrutement d’un nouveau directeur au golf municipal a également fait débat, Timour Veyri s’interrogeant « sur la stratégie de recrutement de la ville et sur le profil de l’intéressé ». « Tout le monde a pu candidater. Nous connaissons le nouveau directeur depuis des années et nous avons déjà travaillé avec lui. Il a une solide expérience en matière de management et nous lui souhaitons bonne chance dans ses nouvelles fonctions » a tranché Guy Lefrand. Après ces passes d’armes, les élus ont pu parler du cadre de vie, avec l’obtention d’une 4ème fleur pour la ville. « C’est un signe fort qu’a souhaité nous donner un jury national. Cela parait banal mais ça ne l’est pas du tout, tout comme tout ce que nous faisons pour la préservation de la biodiversité » a souligné Nicolas Gavard, adjoint au maire en charge de la sécurité et de l’environnement.



Louis Lepretre
12/10/2021