Nos Ailes pour Elles au Trek’in Gazelles


Créée il y a trois ans, l’association sébamorsentine, Nos Ailes pour Elles, agit en faveur des causes féminines et promeut à travers le monde leur émancipation. À l’origine de cette association, Virginie Galland, Amina Bertrand et Séverine Hermant, trois amies motivées par le désir d’aider les femmes. 

Globetrotteuses, les trois comparses avaient émis le souhait de participer au Rallye Aïcha des Gazelles, rallye-raid hors-piste 100 % féminin dans le désert marocain. Les frais d’inscription s’élevant à 30 000 €, il a fallu récolter des fonds. « Pendant un an et demi, nous avons vendu des produits sur les marchés et foires-à-tout et avons bénéficié d’un important soutien de nos sponsors, David Vasse, Kodak Évreux, Optic2000 Évreux, Thomas&Co, le laboratoire Garancia. Le Covid a stoppé notre lancée alors que nous n’avions même pas réuni un tiers de la somme ». En juin 2021, l’agence événementielle sportive Maïenga fondatrice du Rallye des Gazelles, organise la 1ère édition du Trek’in Gazelles. Le budget étant plus réduit (10 000 €), ce trek dans le désert marocain devient accessible pour les trois coéquipières. Soutenues par leurs sponsors, les inscriptions ont été validées pour un départ le 5 novembre. L’objectif ? Parcourir 20 km par jour pendant 4 jours en ralliant plusieurs balises sur une distance la plus courte possible. Solidaire, l’évènement reverse 5 € au Secours Populaire à chaque balise pointée. Le départ a réuni 290 trekkeuses belges, suisses, canadiennes, tahitiennes, françaises… Première journée de marche extraordinaire pour les trois femmes époustouflées par la beauté du paysage. Même s’il fallait combiner avec de gros écarts de température (2°C le matin et 27°C le midi) et un important dénivelé, l’expérience a été mémorable. Malheureusement la suite a tourné au cauchemar. « Mes deux coéquipières sont tombées malades le soir même, comme une trentaine d’autres filles » remarque amèrement Séverine Hermant. « Hospitalisées en alternance sous la tente médicale du bivouac, une bonne vingtaine de filles étaient perfusées, et toutes présentaient les symptômes de l’intoxication alimentaire ». Les premiers soins ne suffisant pas, Virginie et Amina ont dû être hospitalisées pendant 5 jours à plus de 100 km du bivouac. « Aujourd’hui, elles ne sont toujours pas remises. Nous regrettons le désintérêt total dont Maïenga a fait preuve en ne prenant aucune nouvelle et en amenuisant la situation médicale. De plus, ils se disent solidaires en ne reversant que 16 000 € au Secours Populaire, alors que leur chiffre d’affaires doit être énorme ! ». Loin de se décourager, la team souhaite continuer à servir leurs causes mais indépendamment d’une organisation.

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Aurélie Bourgeaux
08/12/2021