La Ville de Dreux dévoile sa rue Joséphine Baker


Dreux a sa rue Joséphine Baker. Elle a été inaugurée le vendredi 3 décembre par l’un de ses fils, Brian Bouillon-Baker. Située au hameau de Flonville, la rue accueillera prochainement une quarantaine de maisons.

C’est une rue qui, pour l’instant, traverse un espace vert divisé en parcelles. D’ici quelques mois, une quarantaine de maisons sortiront de terre. Des familles feront vivre cet endroit dédié à la fraternité universelle. « Ma mère serait très honorée de votre initiative citoyenne. Ce sont les habitants qui ont voté pour elle, pour garder en mémoire ses engagements en faveur de la mixité, du partage, de la fraternité universelle, contre les communautarismes, racismes et intégrismes. Nous en sommes maintenant au terrorisme. D’après ce que je sais, Dreux est une ville ouverte au partage, à la tolérance et à la fraternité notamment au niveau des enfants car, comme disait ma mère, c’est d’abord par l’éducation des enfants qu’on arrive à la fraternité universelle. Elle s’est engagée avec la Licra, (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) dès les années 30 puis dans la Résistance avec les Forces Françaises Libres en tant qu’agent de liaison et officier de l’armée de l’air. Elle était une maman universelle en adoptant et élevant 12 enfants issus des quatre coins de la planète, d’origines, de cultures et de religions différentes. Pour elle, quand on fait grandir des enfants ensemble il n’y a plus de place que pour la fraternité.  Elle avait créé avec sa tribu arc-en-ciel une petite ONU familiale dont elle disait qu’elle serait plus solidaire que la grande », confiait Brian Bouillon-Baker avant de dire combien, lui et sa famille, étaient honorés en remerciant le maire et son équipe. Dreux dispose de 2 % de rues dédiées aux femmes, la moyenne nationale est de 4 %. « Nous avons décidé, que pendant ce mandat, toutes les rues inaugurées le seront par des noms de femmes. Joséphine-Baker était une immense artiste, une femme universelle mais au destin français », confie le maire. Et Xavier Luquet, sous-préfet de l’arrondissement de Dreux, de conclure : « Je peux témoigner que Dreux, aujourd’hui, est un des bons exemples que l’on peut citer de l’intégration ».



Annie Duval-Petrix
14/12/2021