Le Maroc, une Terre d'Artistes


L'association drouaise Terre d'Artistes a pour vocation de développer les arts en région centre. Pour s'épanouir et se développer, la créativité a parfois besoin d'ailleurs. Cette année, le Maroc était source d'inspiration. 

C'est en décembre dernier qu'est née l'idée de ce voyage. Martine Acquaviva, artiste et professeure à l'Hôtel Montulé souhaitait emmener ses élèves hors des murs de cette institution drouaise. Elle s'est associée au calligraphe Sadik Haddari pour organiser ce séjour en terres marocaines. 

Ainsi, début juin, 6 élèves de l'association Terre d'Artistes, une personne de Suisse, une de Roumanie et une de région parisienne, se sont envolés pour le Maroc avec un programme artistique et culturel bien défini. Logés dans un riad de la médina d'Asilah, au sud de Tanger, les élèves ont directement plongé au cœur de l'artisanat local. Entre cours de calligraphie et de poterie dans des ateliers de la ville, visites et rencontres exceptionnelles ont émaillé ce séjour. « Nous avons été reçus à Rabat, au Ministère de l'Artisanat Marocain par Monsieur Khalid RAHIL Nous y avons pris conscience de l'importance de l'artisanat pour le pays et ses habitants. Même si ce dernier se modernise et adopte les dernières technologies, comme la découpe laser, les artisans et artisanes œuvrent à garder l'âme et l'essence de l'artisanat marocain » explique Martine Acquaviva. Au Maroc, l'artisanat est sur un piédestal.

Yosr Tazi, fils de l'historien Abdelhadi Tazi, grand voyageur et auteur de dizaines de livres et de centaines de publications, a reçu le groupe à la Fondation qui porte son nom. Une visite qui s'est terminée autour d'un délicieux couscous. La troupe a visité le centre culturel Hassan II, lieu stratégique d'Asilah où de nombreuses expositions sont organisées dont le Festival international.

Martine Acquaviva et ses élèves se sont également attelés à la fabrication d'un four à Raku. Ce dernier permet un procédé de cuisson des poteries particulier. Les pièces émaillées subissent un choc thermique important. Sorties d'un four à 1000°C elles sont refroidies brutalement dans l'eau, brûlées ou encore laissées à l'air libre pour créer leur particularité. « Faire une cuisson Raku sur la terrasse d’un riad je ne l’avais encore jamais fait ! » confie Martine Acquaviva. Le four a ensuite été offert à l'atelier de Sadik HADDARI. Il restera à Asilah !

La semaine s'est terminée par l'exposition des pièces réalisées dans une galerie de la médina, Aplanos. Un voyage au pays des mille et une créations artisanales. 

Terre d'Artistes
Montulé - Maison des Arts
02 37 48 82 14
www.terre-artistes.com



Manon Brousseau
23/06/2022